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20/02/2015 03:01 EST | Actualisé 22/04/2015 05:12 EDT

Snowboard Jamboree: Audrey McManiman a relevé un défi à sa mesure à la Coupe du monde de big air

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QUÉBEC - La planchiste Audrey McManiman est du genre à aimer les défis. Quand elle a décidé de relever celui de participer à sa première Coupe du monde de big air dans le cadre du Snowboard Jamboree, l'athlète de 20 ans ne savait pas trop à quoi s'attendre.

Plus jeune des six finalistes vendredi soir, McManiman était donc ravie de son expérience même si elle a terminé au sixième et dernier rang de l'épreuve disputée à l'Îlot Fleurie, en plein coeur de Québec.

La compétition a été remportée par la Néerlandaise Cheryl Maas, qui a confortablement devancé la Suissesse Lia-Mara Bösch et la Slovaque Klaudia Medlova.

«Je crois avoir donné mon 100 pour cent, je n'aurais pu faire mieux, a reconnu McManiman après l'épreuve. Je sais que je peux m'améliorer encore beaucoup.

«Mon premier saut était bon mais, pour les deux autres, je n'avais pas vraiment eu le temps de beaucoup les pratiquer à l'entraînement.»

Cette saison, le big air féminin fait ses débuts en Coupe du monde. McManiman apprécie d'avoir l'occasion de contribuer à son essor.

«Je crois que les filles sont prêtes pour le big air. C'est bon pour le sport féminin et j'espère que ça va continuer pour les prochaines années. Et que ça va devenir une discipline olympique.»

À sa troisième saison au sein de l'équipe canadienne de développement, l'athlète de 20 ans, originaire de Saint-Ambroise-de-Kildare, dans Lanaudière, ambitionne de gagner sa place au sein de l'équipe nationale prochainement.

«Ça fait longtemps que j'y travaille. Et en participant de plus en plus à des compétitions FIS, les entraîneurs nationaux ont l'occasion de me voir en action plus souvent. Cela leur permet de se faire une meilleure idée de mes capacités qu'en visionnant mes performances sur vidéos.»

«Elle est à un cheveu près de faire l'équipe, affirme pour sa part son entraîneur Gabriel Dussault. Au sein de l'équipe A, seules Spencer O'Brien et Jenna Blasman lui sont supérieures. Il ne lui manque qu'un peu d'expérience sur les gros sauts.»

McManiman a pris part aux championnats du monde le mois dernier en Autriche, où elle s'est classée 16e en slopestyle. Il va sans dire que les Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018 sont dans sa mire.

«J'ai suivi les Jeux de Sotchi avec attention, dit-elle. Pyeongchang, c'est dans trois ans mais j'y pense un peu à chaque jour. C'est un objectif qui me motive. Je n'ai pas de temps à perdre si je veux que ça se réalise.»

Quand on lui demande quelle est sa principale qualité, McManiman parle immédiatement de sa persévérance.

«C'est une qualité qui me vient de mes parents. J'ai été élevée sur une ferme et mon père est producteur laitier. Il travaille sept jours sur sept. Il n'y a jamais rien qui l'arrête. Ça m'a inspirée comme personne.»

Son entraîneur louange également sa nature travaillante.

«Elle est très disciplinée et sérieuse à l'entraînement, a noté Dussault. Aujourd'hui, les sauts sont tellement gros en slopestyle que les planchistes n'ont pas le choix de s'entraîner rigoureusement en gymnase. La bonne condition physique d'Audrey a sans doute contribué à ce qu'elle ne subisse pas une blessure sérieuse il y a deux semaines quand elle est tombée sur son épaule à l'entraînement aux États-Unis.»