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20/02/2015 02:48 EST | Actualisé 20/02/2015 07:00 EST

Affaire SNC-Lavalin : l'ancien vice-président, Riadh Ben Aissa, restera en liberté (VIDÉO)

L'ancien vice-président de SNC-Lavalin division construction, Riadh Ben Aissa, pourra demeurer en liberté, a tranché le juge James Brunton de la Cour supérieure ce matin.

Un texte de Isabelle Richer

Riadh Ben Aissa, qui est accusé d'avoir trempé dans le versement de pots-de-vin de plus de 20 millions de dollars pour l'obtention du contrat du Centre universitaire de santé McGill, avait été remis en liberté le 19 novembre dernier à des conditions très sévères.

Il avait dû déposer un montant de 250 000 $ et s'engager à porter un bracelet électronique en tout temps pour qu'on puisse surveiller ses déplacements.

L'accusé paie lui-même les services de deux firmes de sécurité, embauchées pour s'assurer du respect des conditions.

Cependant, la Couronne a demandé la semaine dernière que sa remise en liberté soit révoquée pour des raisons qui sont frappées d'une ordonnance de non-publication.

Le juge Brunton a consenti à laisser M. Ben Aissa en liberté mais il a tout de même ordonné qu'une des compagnies de sécurité qui le surveillait soit remplacée par une autre. De plus, il a exigé qu'un montant supplémentaire soit ajouté au montant de la caution initiale. Une connaissance récente de Riadh Ben Aissa s'est engagée pour une somme de 25 000 $ sans toutefois être obligée de déposer cette somme.

Les autorités suisses avaient arrêté et détenu Riadh Ben Aissa en 2012, relativement à de la corruption liée à ses activités à titre de vice-président de SNC-Lavalin. M. Ben Aissa a plaidé coupable en 2014. Il a été condamné à purger trois ans de prison dont 18 mois avec sursis. Mais, comme Riadh Ben Aissa avait déjà purgé l'essentiel de sa peine, il a pu être extradé au Canada en octobre dernier.