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19/02/2015 12:58 EST | Actualisé 21/04/2015 05:12 EDT

Unifor suspend les négociations avec Air Canada

TORONTO - Le syndicat représentant les 4100 agents aux ventes et au service à la clientèle d’Air Canada a suspendu les pourparlers avec l'employeur, mercredi, lorsque le transporteur a voulu renégocier les échanges de quarts de travail entre collègues, une pratique en place depuis longtemps.

Unifor a indiqué qu'Air Canada avait déposé mercredi une version officielle des changements à la pratique d'échange de quarts qu'elle veut imposer à ses employés. Or, lorsque les représentants syndicaux ont vu «l'étendue des intentions de la compagnie», ils ont «interrompu abruptement» les négociations en vue du renouvellement de la convention collective.

«Il s'agit là d'un enjeu important, qui doit être réglé avant de poursuivre les négociations», a indiqué mercredi soir le porte-parole d'Unifor, Darryl Bink, dans un courriel.

Selon le syndicat, les représentants d'Air Canada ont plaidé que ces changements étaient notamment nécessaires pour des questions de santé et sécurité, et parce qu'il est difficile de comptabiliser exactement les heures travaillées.

Un porte-parole d'Air Canada a plutôt indiqué dans un courriel que «ce mécanisme d'échange de quarts de travail devrait être modifié pour respecter la réglementation fédérale».

«Air Canada tente de mettre en application des restrictions inutiles sur nos membres», soutient de son côté Unifor dans un communiqué. «Alors que le Code canadien du travail pose certaines contraintes légales concernant les heures travaillées et la rémunération, le comité de négociation croit qu'il y a de la place pour de la flexibilité.»

«Nos membres sont extrêmement déçus de la direction de la compagnie et appuient pleinement leur comité de négociation», a déclaré la présidente de la section locale 2002 d'Unifor, Cheryl Robinson, après avoir parlé aux vice-présidents et aux présidents des districts de partout au pays.

«Air Canada doit fermer le couvercle de cette boîte de Pandore qu'elle est en train d'ouvrir, pour que nous puissions recommencer à négocier des progrès positifs sur les lieux de travail», écrit Unifor.