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19/02/2015 10:11 EST | Actualisé 19/02/2015 10:13 EST

Son fils battu dans la cour de l'école François-Perrot, le père veut des sanctions

Radio-Canada.ca

Le père d'un enfant de 10 ans de l'école François-Perrot, de l'Île Perrot, dénonce un geste de violence dont a été victime son fils, la semaine dernière, dans la cour d'école. Il reproche notamment à la direction de l'établissement d'avoir tardé à le prévenir.

Un texte de Karine Bastien

L'incident s'est produit lors de la récréation. Le jeune garçon se tiraillait avec un ami lorsque trois autres élèves ont décidé de le prendre à partie pendant trois à cinq minutes. Aucun surveillant n'a vu le jeune se faire brutaliser.

Le garçon a reçu un violent coup à la tête. Il est demeuré au sol avant que d'autres camarades ne l'aident à se relever. La jeune victime aurait dit à une surveillante qu'il n'avait pas besoin d'aide même s'il pleurait beaucoup et était en état de choc. Une fois à l'intérieur de l'école, le garçon a rencontré plusieurs adultes, dont une psychoéducatrice.

Selon la direction de l'école, ce n'est que 2 heures 30 minutes plus tard que le jeune aurait mentionné par écrit ressentir des étourdissements, des maux de cœur et des maux de tête. C'est à ce moment que les parents ont été mis au courant de l'incident.

Le père du garçon, qui préfère garder l'anonymat pour protéger son fils, croit plutôt que son enfant a tout de suite mentionné qu'il ne se sentait pas bien. Il ne comprend pas pourquoi la direction ne l'a pas appelé avant. « C'est inacceptable », dit-il.

« Surtout que mon garçon présentait des symptômes de commotion cérébrale, mal de tête, étourdissement, mal de cœur, mal de ventre, car il a reçu des coups de poing au niveau de l'abdomen aussi et au niveau du visage. »

— Père de l'enfant

L'enfant a effectivement subi une commotion cérébrale et a dû rater des jours d'école pour des rendez-vous à l'hôpital.

Pour la commission scolaire des Trois-Lacs, l'enfant ne présentait pas les symptômes d'une commotion après l'incident. Cela a été « difficile pour l'école de faire un premier diagnostic ».

« C'est malheureux, l'école le regrette vraiment, mais par contre avec plusieurs adultes qui étaient là et témoins, aucun d'entre eux n'a vu des symptômes de commotion. »

— Colette Frappier, coordonnatrice, service du secrétariat général et des communications, Commission scolaire des Trois-Lacs

La direction de l'école a rencontré les cinq élèves et a alerté les parents. Elle confirme que les quatre élèves impliqués dans la bataille ont reçu des mesures disciplinaires, mais ils n'ont pas été suspendus. « On prend ça au sérieux », explique Colette Frappier.

« C'est un geste de violence qui mérite une attention parce qu'on ne tolère pas la violence. »

— Colette Frappier, coordonnatrice, service du secrétariat général et des communications, Commission scolaire des Trois-Lacs

Mme Frappier ajoute que les élèves ont été sensibilisés sur cette question et qu'« il y a des rencontres avec les parents, rencontre avec la policière et une technicienne en éducation spécialisée ».

Ce n'est pas suffisant selon le père du jeune blessé, qui aurait aimé que les élèves responsables soient suspendus. Il espère maintenant que les enfants réagiront lorsqu'ils sont témoins d'une bataille dans la cour d'école.

« La surveillance était où? Il y en a trois, c'est trop peu à la grandeur de la cour surtout qu'une des surveillantes était prise avec un autre incident. »

— Père de l'enfant

La commission scolaire des Trois-Lacs affirme que l'école étudie la possibilité d'améliorer la surveillance dans la cour d'école.

Depuis l'incident, le père craint de laisser son fils jouer dans la cour d'école.

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