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19/02/2015 03:52 EST | Actualisé 21/04/2015 05:12 EDT

France: le gouvernement de Manuel Valls survit à un vote de confiance

PARIS - Le premier ministre français a gagné un vote de confiance, jeudi, déclenché par des dissidents de son parti qui se sont alliés à la droite pour exiger qu'il supprime le projet de loi économique Macron.

L'Union pour un mouvement populaire (UMP) avait déjà indiqué qu'elle déposerait jeudi une motion de censure. Le premier ministre Manuel Valls, craignant «le risque d'un rejet» de la loi économique, avait décidé d'engager la responsabilité du gouvernement pour faire adopter ce texte en ayant recours à un article constitutionnel qui prévoit que dans le cas de l'échec d'une motion de censure, le projet de loi est considéré comme adopté.

Un total de 234 députés ont voté pour la motion de censure, qui a déclenché une crise politique et forcé Manuel Valls à défendre ses politiques. Il manquait toutefois beaucoup de voix pour atteindre les 289 requises pour que la motion soit adoptée et le gouvernement, renversé.

Le chef de l'opposition UMP, Christian Jacob, avait encouragé l'Assemblée nationale à voter pour censurer le premier ministre parce que ses «politiques sociales et économiques sont un échec total», avait-il déclaré.

La loi Macron sur la croissance et l'activité, élaborée par le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, a divisé le Parti socialiste de M. Valls. Quelques députés se sont étonnamment retrouvés dans le camp de leurs adversaires de droite. Le projet de loi prévoit différentes mesures pour faciliter le congédiement d'employés et favoriser la compétitivité de certaines professions réglementées, dont les notaires, les huissiers et les commissaires-priseurs.

La motion de censure rejetée, la loi est de fait adoptée par l'Assemblée nationale.

Cette guerre parlementaire survient alors que des statistiques, révélées jeudi, démontrent que pour la première fois en France depuis octobre 2009, l'inflation est passée dans des valeurs négatives.

En septembre, un autre vote de confiance avait permis au premier ministre de confirmer la confiance de l'Assemblée.