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19/02/2015 02:08 EST | Actualisé 21/04/2015 05:12 EDT

Des travailleurs néo-brunswickois seront formés en vue du projet Énergie Est

SAINT-JEAN, N.-B. - Des centaines de travailleurs néo-brunswickois pourront bientôt être formés pour l’oléoduc Énergie Est, même si ce projet n'a pas encore obtenu les approbations nécessaires à sa réalisation.

De grandes sections de conduite ont été transportées dans la ville portuaire de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick en vue de cette formation.

La société TransCanada a fait don des sections d’oléoduc et a défrayé le coût du transport depuis Saskatoon.

La formation aux travailleurs sera offerte par la section locale 900 de l’Union internationale des journaliers d’Amérique du Nord.

Lors du dévoilement de la conduite, le premier ministre Brian Gallant a réitéré son appui envers le projet d’oléoduc Énergie Est.

M. Gallant s’est joint pour l'occasion au président du projet pour TransCanada, François Poirier, et à des représentants syndicaux.

M. Poirier s'est dit fier de cette collaboration qui permettra à des professionnels qualifiés qui travaillent sur la manutention, la soudure ou le revêtement d’oléoducs d’obtenir la formation spécialisée dont ils ont besoin.

Dans le cadre de son projet, TransCanada prévoit construire 500 kilomètres d’oléoduc au Nouveau-Brunswick, partant de la frontière du Québec jusqu’à l’établissement Canaport d’Irving, situé à l’entrée du port de Saint-Jean.

L’oléoduc devrait créer environ 2300 emplois directs et indirects au Nouveau-Brunswick pendant sa construction.

L’oléoduc pancanadien, dont le coût est évalué à 12 milliards $, pourrait fournir à l’est du Canada jusqu’à 1,1 million de barils de pétrole brut par jour, faisant ainsi le lien entre les ressources de l’Alberta et de la Saskatchewan et les besoins énergétiques de l’Est.

TransCanada suit actuellement le processus d’approbation réglementaire du Conseil national de l’énergie.

Lorsque ce processus sera terminé, TransCanada prévoit entamer la construction en 2016.

Les premières livraisons de pétrole pourraient arriver au Nouveau-Brunswick en 2018.