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19/02/2015 12:02 EST | Actualisé 21/04/2015 05:12 EDT

Appels d'offres: Boralex devra faire une croix sur l'Ontario en 2015

MONTRÉAL - Boralex (TSX:BLX) devra faire son deuil des appels d'offres énergétiques qui doivent être lancés cette année en Ontario, le producteur d'énergie renouvelable ayant reçu la confirmation qu'il ne s'est finalement pas qualifié.

La direction de la société québécoise continue toutefois d'estimer que cette situation est attribuable à une «erreur d'analyse», mais présume qu'elle sera capable d'être retenue afin de soumissionner l'an prochain.

«C'est une interprétation comptable dans l'analyse du dossier, a expliqué jeudi en entrevue téléphonique le président et chef de la direction de Boralex, Patrick Lemaire. Nous allons être présents pour 2016.»

L'automne dernier, la société avait fait part de son intention de tenter de convaincre l'Ontario Power Authority (OPA) afin de pouvoir soumissionner en 2015, mais sa tentative s'est avérée vaine.

Des appels d'offres pour 500 mégawatts d’électricité — dont 300 MW d'éolien — pour différents projets seront lancés cette année ainsi qu’en 2016 par l’OPA.

Entre-temps, Boralex compte entre autres profiter du prochain exercice pour compléter l'intégration d'Enel Green Power France, acquise au coût de 400 million $ en décembre dernier.

Cette transaction — l'une des plus importantes dans l'histoire de Boralex — a permis à l'entreprise de devenir le troisième plus important producteur d'énergie éolienne indépendant dans l'Hexagone.

«C'est une année d'intégration, mais il va assurément y avoir d'autres petits projets annoncés au cours de l'année, a dit M. Lemaire. Nous allons continuer à croître.»

Il n'a pas écarté la possibilité que Boralex, qui exploite les Parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré dans la région de la Capitale-Nationale, achète d'autres entreprises, concédant toutefois qu'une acquisition de l'ampleur d'Enel présentait des «défis».

Au quatrième trimestre, le producteur d'énergie renouvelable a encaissé une perte nette, un résultat qui s'explique principalement par des charges reliées aux acquisitions ainsi qu'une perte sur des instruments financiers.

La société québécoise a dévoilé une perte nette de 5,66 millions $, ou 16 cents par action, par rapport à un profit de 1,04 million $, ou un cent par action, à la même période l'an dernier en 2013.

Pour le trimestre terminé le 31 décembre, ses recettes ont toutefois augmenté de 8,83 pour cent pour s'établir à 54,2 millions $.

Sur une base ajustée, en excluant les éléments non récurrents, Boralex a engrangé un profit de 3,1 millions $, ou huit cents par action, en hausse de 152 pour cent par rapport au quatrième trimestre l'an dernier.

Son bénéfice d'exploitation ajusté s'est établi à 44,8 millions $, en hausse de 42,67 pour cent comparativement à la même période en 2013.

Cette performance a raté la cible de Bill Cabel, de Desjardins Marchés des capitaux, qui s'attendait à un bénéfice d'exploitation de 47 millions $. L'analyste s'est toutefois montré optimiste en ce qui a trait aux perspectives de croissance de Boralex.

«L'entreprise a plusieurs projets en cours et il pourrait également y avoir des acquisitions au cours du prochain exercice», écrit-il dans un rapport.

Pour l'exercice 2014, la perte nette de Boralex s'est chiffrée à 11 millions $, ou 31 cents par action, par rapport à 3,8 millions $, ou 10 cents par action, en 2013. Son chiffre d'affaires a toutefois progressé de 13,5 pour cent pour s'établir à 195,22 millions $.