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19/02/2015 11:18 EST | Actualisé 21/04/2015 05:12 EDT

Ski de fond: Alex Harvey mérite l'argent de l'épreuve de sprint aux Championnats du monde

ASSOCIATED PRESS
Norway's Petter Northug, left, crosses the finish line to win before second placed Alex Harvey of Canada, right, during the men's sprint final at the Nordic Skiing World Championships in Falun, Sweden, Thursday, Feb. 19, 2015. (AP Photo/Anders Wiklund, TT) SWEDEN OUT

FALUN, Suède - Si l'épreuve de sprint style classique des Championnats du monde de ski nordique avait été tout juste un peu plus longue, ne serait-ce que d'une dizaine de mètres, peut-être que Alex Harvey aurait renversé l'un des noms les plus célèbres du monde du ski de fond, et signé l'une des grandes victoires de l'histoire du sport au Québec et au Canada.

Grâce à une spectaculaire poussée dans les derniers mètres, Harvey est venu à quelques centimètres près de devancer le grand Norvégien Petter Northug fils et remporter la course de 1,4 km, jeudi à Falun en Suède. Il s'est contenté d'une médaille d'argent qui lui a cependant apporté une grande satisfaction.

En finale, l'athlète de St-Ferréol-les-Neiges a fait stopper le chrono à 3:02,40, soit seulement cinq centièmes de seconde derrière Northug. Mais Harvey est parvenu à se faufiler devant un autre Norvégien, Ola Vigen Hattestad, champion olympique à Sotchi, qui a terminé à 35 centièmes de seconde de son compatriote. Le photo-finish a été nécessaire pour le départager du Russe Nikita Kriukov.

«C'était presque parfait. Il a peut-être manqué cinq ou dix mètres à la course pour que je l'emporte, mais c'est une très bonne journée, a raconté Harvey qui a pu profiter du soutien de la foule suédoise.

«Il y avait trois Norvégiens en finale alors les Suédois semblaient être un peu de mon côté», s'est-il aventuré à expliquer.

C'est la cinquième médaille de Harvey sur le parcours de Falun, où il a signé sa première victoire en Coupe du monde, il y a trois ans.

«J'adore skier à Falun, a déclaré Harvey, qui a également décoché une médaille d'argent au Tour de Ski, l'an dernier, et en Coupe du monde la semaine dernière, à Östersund. Le parcours est si dur et il demande un travail tellement soutenu. Je suis très excité. Ça a été une grande journée pour moi et toute notre équipe.»

En queue de peloton dans la première partie de la course, Harvey a su bien gérer le parcours de 1,4 kilomètre, ce qui lui a permis de remonter les échelons dans le dernier droit. Northug, qui a récolté un dixième titre mondial en carrière, détenait une bonne avance sur Harvey, mais ce dernier a été le plus efficace en fin de parcours, et particulièrement lors des 50 derniers mètres, forçant le Norvégien à s'étirer pour devancer le Québécois à la ligne d'arrivée.

«J'étais là avec lui à la fin. Je n'ai juste pas pu le devancer, a dit Harvey. Je pensais que j'allais l'avoir, mais je ne voudrais pas reprendre cette course. Je suis heureux avec la médaille d'argent et j'ai bien hâte aux autres courses.»

Lors des qualifications, Harvey avait pris le cinquième échelon, en 3:02,32, mais s'est classé in extremis pour la finale après avoir terminé en quatrième place de la deuxième demi-finale, en 3:03,51.

«J'y suis allé mollo avec le fart de retenue en qualifs. Je ne voulais pas 100 pour cent d'adhérence parce qu'il y a tellement de descentes en fin de parcours, surtout sur cette neige mouillée. Comme nous devions faire un choix, on a opté pour les skis rapides, a expliqué Harvey. Cette qualification a été un bon départ pour moi. En quarts de finale, je savais que je passais et je me suis dit que c'était maintenant entre mes mains.

«En demi-finales, les Norvégiens sont allés à plein régime. Ils devaient le faire avec quatre fondeurs qualifiés. J'ai serré les dents dans les montées et j'ai tenté d'être le plus fort possible en fin de course.»

Pour Harvey, il s'agit d'une troisième médaille lors de championnats du monde, et il en détient une de chaque couleur. En 2011, à Oslo, il avait récolté l'or en sprint par équipe, en compagnie de Devon Kershaw, et ajouté une médaille de bronze deux ans plus tard, à Val di Fiemme, en Italie, lors de l'épreuve de sprint classique.

Le Torontois Len Valjas a de son côté terminé en 14e place et l'Albertain Jesse Cockne, 49e.

Plus tôt, la Norvégienne Marit Björgen a remporté l'épreuve féminine en 3:26,63, devançant la Suédoise Stina Nilsson de 42 centièmes. La Norvégienne Malken Caspersen Falla a conclu à 99 centièmes de la gagnante.

La Canadienne Perianne Jones a été éliminée en quarts de finale et pris le 24e rang.