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Des condoms équitables bientôt dans une chambre à coucher près de chez vous

Il y a une première fois à tout. L’achat de condoms n’y fait pas exception.

Peu importe la tactique furtive employée, la première fois que vous saisissez sur une tablette de pharmacie une boîte de condoms puis que vous la sortez pour que le caissier la passe sous le lecteur, c’est un moment gênant. En fait, pour certains, ça demeure un moment gênant pendant toute leur vie.

Que vous soyez encore ou non un utilisateur de ce moyen de contraception, vous apprécierez l’idée de Waldemar Zeiler et Philip Seifer.

Rendre le condom sexy

Selon Zeiler, l’achat de condoms prend en moyenne moins d’une seconde, le client étant tellement pressé de se débarrasser de cette tâche embarrassante.

Zeiler et Seifer, deux Berlinois qui sont partenaires d’affaires dans une entreprise appelée Einhorn (« licorne » en français), trouvent cela ridicule et se sont donné comme objectif de rendre le condom sexy.

L’idée derrière Einhorn est de créer un condom stylé et à l’emballage issu de l’imagination de designers.

Un autre moyen d’éviter les situations gênantes à la pharmacie — ou, pour certains, aux machines distributrices de toilettes de bar? Vendre leur produit par Internet.

Selon Zeiler, le condom est parfait pour le commerce en ligne. « C’est une branche qui, en ce moment, est en retard sur son époque. Les chefs d’entreprises actuels sont de vieux hommes qui n’ont probablement même plus de relations sexuelles et qui sont à des kilomètres de nous, le plus gros groupe cible du produit. »

Les premiers condoms équitables et favorisant le développement durable

Mais les condoms Einhorn ne sont pas simplement esthétiques; leur projet a aussi un aspect social. Il s’agira des premiers articles du genre sur le marché à être équitables et durables — dans le sens de développement durable, pas de réutilisable, évidemment.

Ils ont été choqués de découvrir, lors d’une visite en Malaisie — un des plus grands producteurs mondiaux de caoutchouc naturel — que les cultivateurs ne reçoivent même pas 1 % des profits de leur travail. Ils ont aussi été dégoûtés par le rasage de forêts au profit de plantation de caoutchouc.

Pour atteindre leurs objectifs, Zeiler et Seifer ont décidé de passer par le financement participatif en ligne. Leur campagne — sans doute aidée par la vidéo ci-dessous — a atteint son objectif minimal de 50 000 euros (70 700 dollars canadiens) en deux jours.

À ce jour, ils ont accumulé environ le quart de leur objectif final de 300 000 euros (424 000$). Une fois cette somme atteinte, ils mettront en action leur plan : utiliser 50 % de leurs profits pour des projets sociaux, comme de l’éducation sexuelle pour les adolescents. En plus, ils paieront mieux les cultivateurs de caoutchouc.

Les deux entrepreneurs souhaitent aussi financer une équipe de scientifiques qui feraient la promotion du développement durable et feraient la promotion de standards mondiaux.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Allemagne est une traduction de l'allemand.

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