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16/02/2015 01:22 EST | Actualisé 18/04/2015 05:12 EDT

DSK: cinq demandeurs abandonnent leurs accusations

LILLE, France - Coup de théâtre au début de la troisième et dernière semaine du procès pour proxénétisme de l'ancien patron du Fonds monétaire international. Cinq des six demandeurs ont abandonné leurs accusations, lundi, estimant que les preuves sont insuffisantes pour démontrer que Dominique Strauss-Kahn a enfreint la loi.

Cette décision multiplie les chances de voir l'homme surnommé DSK, un ancien prétendant à la présidence française, être acquitté des accusations graves qui pèsent contre lui.

Des responsables du tribunal ont indiqué que les avocats de quatre prostituées et une association avaient laissé tomber leur plainte. Ils maintiennent toutefois leurs accusations à l'endroit d'autres prévenus qui sont traduits en justice à Lille, dans le nord de la France. Ils réclament un montant d'un seul euro, pour les dommages encourus par les autres plaignants.

Seule l'association «Nid» poursuit toujours DSK.

L'homme de 65 ans et 13 autres personnes sont jugés pour «proxénétisme aggravé» en lien avec un réseau de prostitution qui était centré autour de l'hôtel Carlton de la ville.

M. Strauss-Kahn maintient depuis le début qu'il ne savait pas que les femmes participant aux orgies avec lui étaient des prostituées. Il a avoué qu'il avait des relations «brutales» avec ses nombreuses «conquêtes» — ce qui n'est pas illégal, martèle-t-il.

Bien que la prostitution soit légale en France, il est interdit de mettre sur pied un réseau de prostitution et de profiter des fruits de la prostitution.

Selon les enquêteurs du procès, un échange de messages textes entre M. Strauss-Kahn et un de ses présumés complices prouverait qu'il était le «pivot central» et le «bénéficiaire principal» de ces orgies. Il aurait aussi prêté son appartement à des prostituées pour faciliter le travail de certaines d'entre elles.

L'accusé, qui s'est montré confiant pendant tout son procès, pourrait venir à la barre lui-même vendredi. Les juges décideront ce même jour à quel moment ils livreront leur verdict.

Le juge en chef Bernard Lemaire a insisté sur le fait que la cour n'avait pas pour objectif de juger les activités sexuelles entre adultes consentants. «La cour n'est pas gardienne de l'ordre moral, mais de la loi», avait-il déclaré à l'ouverture du procès.

L'économiste français risque 10 ans de prison et une amende de 1,5 million d'euros (2,1 millions $ CAN).

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