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13/02/2015 11:06 EST | Actualisé 13/02/2015 11:12 EST

Vladimir Poutine offre un cadeau bien spécial au président égyptien: un AK-47

Anadolu Agency via Getty Images
CAIRO, EGYPT - FEBRUARY 9: Russian President Vladimir Putin (2nd R) gives an AK47 rifle as a gift to Egyptian President Abdel Fattah el-Sisi (L) during an informal dinner in honor of Putin at Cairo Tower on February 9, 2015 in Cairo, Egypt. (Photo by Pool / MENA/Anadolu Agency/Getty Images)

C’est un cadeau particulier que le président russe Vladimir Poutine, lors de sa visite en Égypte plus tôt cette semaine, a choisi d’amener avec lui. Peu après son arrivée à l’aéroport du Caire, lundi, le président russe s’est empressé d’ouvrir la valise métallique qui contenait le présent : un fusil AK-47. Son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a eu l’air très heureux de son cadeau, selon des observateurs.

Sur Twitter, les internautes ont été rapides à réagir à l’échange.

Le cadeau de Poutine pourrait être interprété comme un clin d’œil à l’accord sur l’échange d’armes de plusieurs milliards de dollars qui risque d’être signé prochainement entre les deux pays ou encore à leur l’histoire d’entraide militaire. Une chose est certaine, peu importe sa signification précise, ce cadeau a une valeur très spéciale.

Critiqué pour de graves violations des droits de l’Homme, le gouvernement al-Sissi est connu pour sa répression. Les forces égyptiennes n’hésitent pas à utiliser de véritables balles pour tirer vers les protestataires et les activistes qui questionnent l’autorité d’al-Sissi.

Depuis le renversement au pouvoir des Frères musulmans en Égypte par l’armée en 2013, les emprisonnements de masse de sympathisants du groupe ainsi que l’arrestation presque chronique de journalistes est devenu monnaie courante. L’événement qui a fait couler le plus d’encre est sans doute le massacre de la place Rabia-El-Adaouïa, en août dernier. Les forces en place avaient utilisé une force excessive pour vider un camp de protestataires, tuant environ 817 personnes.

Dans un échange corsé avec le quotidien allemand Der Spiegel, le président al-Sissi avait défendu les mesures de sécurité prises par son gouvernement et avait balayé du revers de la main les mentions du massacre, justifiant l’intervention brutale en indiquant que «si l’armée n’était pas intervenue, des dizaines de milliers de personnes, voire des millions, auraient perdu la vie».

Alors que les relations entre les États-Unis et l’Égypte se sont refroidies au courant des derniers mois, Le Caire s’est tourné vers Moscou et Poutine et al-Sissi sont actuellement en très bons termes.

Cet article initialement publié sur le World Post a été traduit de l’anglais.

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