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13/02/2015 09:14 EST | Actualisé 13/02/2015 09:15 EST

Nouvel «avertissement» pour le caricaturiste Bonil en Équateur

RODRIGO BUENDIA via Getty Images
Ecuadorean cartoonist Xavier Bonilla aka 'Bonil' speaks to AFP at his workshop in Cumbaya, Ecuador on January 9, 2015. Bonil call to combat intolerance with humor, after the bloody attack against the French satirical weekly Charlie Hedbo. AFP PHOTO / RODRIGO BUENDIA (Photo credit should read RODRIGO BUENDIA/AFP/Getty Images)

Un an après avoir été sanctionné pour un dessin ayant déplu au gouvernement, le caricaturiste équatorien Bonil a reçu vendredi un nouvel "avertissement" pour un montage qui a courroucé les associations représentant les populations noires.

L'organe officiel de régulation des médias, devant lequel il a comparu durant deux heures en début de semaine, l'a exhorté à "corriger ses pratiques" et à "s'abstenir de récidiver", dans une résolution publique.

A 50 ans, le caricaturiste Bonil est désormais connu pour ses tracas judiciaires en Equateur. L'an dernier, il avait été contraint de rectifier un dessin jugé stigmatisant par le président Rafael Correa, une des figures de la gauche radicale en Amérique latine.

Le journal El Universo, auquel il collabore, avait été condamné à l'époque à verser une amende de 90 000 dollars.

Cette fois, l'organe de régulation des médias n'a pas obligé le caricaturiste à modifier son dessin et elle a seulement exigé du quotidien qu'il présente des excuses à la communauté noire.

"C'est un processus absolument sans fondement du point de vue juridique", a réagi Bonil, contacté par l'AFP.

Le montage incriminé en cause met en scène l'ex-footballeur et député du parti au pouvoir Agustin Delgado, moqué pour une lecture approximative lors d'une session du Parlement.

Des organisations afro-équatoriennes ont alors accusé le dessinateur de discrimination raciale, portant l'affaire devant l'organe de régulation, institué par la nouvelle loi sur les médias adoptée à l'intiative de M. Correa en 2013.

Cette loi, qui a suscité au sein de l'opposition une polémique relayée par certaines associations internationales de défense de la presse, illustre les rapports tendus du chef de l'Etat avec les médias privés, qu'il accuse régulièrement de comploter contre lui.

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