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13/02/2015 08:23 EST | Actualisé 15/04/2015 05:12 EDT

Musulmans tués en Caroline du Nord: un suspect lourdement armé

RALEIGH, États-Unis - Le suspect qui aurait abattu trois étudiants universitaires de confession musulmane en Caroline du Nord possédait un nombre impressionnant d'armes. Lors d'une perquisition dans la résidence de l'homme de 46 ans, les enquêteurs ont retrouvé au moins une douzaine d'armes à feu.

L'inventaire des recherches qui a été dévoilé vendredi indique que Craig Stephen Hicks avait quatre pistolets qu'il partageait avec sa femme, en plus d'un autre qu'il transportait avec lui lorsqu'il s'est livré aux autorités, une heure après le drame. Les enquêteurs ont aussi retrouvé dans le condominium de Chapel Hill deux fusils de chasse et quatre carabines. Le suspect avait aussi plusieurs munitions en réserve.

Huit douilles usagées ont été découvertes dans un appartement voisin, où gisaient les corps inanimés de Deah Shaddy Barakat, âgé de 23 ans, et de son épouse Yusor Mohammad Abu-Salha, âgée de 21 ans. La soeur de Mme Abu-Salha, 19 ans, a aussi été retrouvée morte sur la scène du crime.

Des proches ont indiqué que les victimes avaient été tuées d'une balle dans la tête, mais les autorités ne l'ont pas confirmé.

Nombre de politiciens dans le monde ont réagi pour exprimer leur désarroi face au drame.

Le président des États-Unis, Barack Obama, a déclaré qu'aucune personne aux États-Unis ne devrait être prise à partie «pour son identité, son apparence ou ses croyances». La porte-parole du Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU) Ban Ki-moon a indiqué qu'il était très ému de voir des milliers de personnes se rendre aux funérailles des trois étudiants.

Les policiers de Chapel Hill ont indiqué qu'ils n'avaient aucune preuve, pour l'instant, que Hicks aurait commis son geste par haine religieuse. Ils ont précisé que les places de stationnement faisaient l'objet de nombreuses querelles entre les voisins du quartier des victimes et du suspect.

Le Bureau fédéral d'enquête mène actuellement une enquête préliminaire pour déterminer si des lois fédérales — en l'occurrence des lois sur les crimes haineux — auraient pu être enfreintes.

Les membres de la famille des victimes réclament que des accusations de crime haineux soient déposées contre le tireur. Les experts du domaine juridique estiment toutefois que de tels cas sont rares puisqu'ils sont difficiles à prouver. Il faudrait démontrer que Hicks aurait ciblé, hors de tout doute, les jeunes en raison de leur religion, de leur ethnie ou de leur origine.