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13/02/2015 04:53 EST | Actualisé 15/04/2015 05:12 EDT

Bell demande au CRTC de rejeter des plaintes au sujet de son service CraveTV

Bell Média a demandé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de rejeter une plainte logée par deux groupes de défense des consommateurs au sujet de son service de vidéo sur demande CraveTV.

La société a indiqué vendredi au CRTC qu'elle estimait que les récriminations à son endroit étaient «frivoles et vexantes, et qu'elles n'ont pas de perspectives raisonnables de réussir».

La demande de Bell Média fait aussi valoir que le CRTC n'a pas la juridiction requise pour statuer sur les médias numériques.

Le Centre pour la défense de l'intérêt public s'est joint la semaine dernière à l'Association des consommateurs du Canada pour se plaindre de la façon dont Bell vend CraveTV aux consommateurs.

Des documents ont aussi été déposés pour émettre des inquiétudes similaires vis-à-vis du service de vidéo sur demande Shomi, un partenariat entre Rogers Communications (TSX:RCI.B) et Shaw (TSX:SJR.B).

Les groupes de pression ont affirmé que les plus grands groupes de télécommunications du pays exploitaient des services de vidéo en ligne qui «préfèrent excessivement» leurs propres clients, en partie parce qu'ils requièrent l'achat de services de télévision ou d'Internet de la part des fournisseurs de télécommunications en plus des plateformes de lecture vidéo en continu.

Ils estiment que cela va à l'encontre des règles mises en place par le CRTC pour promouvoir la concurrence et le choix des consommateurs.

Netflix, la plateforme de vidéo sur demande par abonnement, est disponible au Canada à toute personne qui le désire.

Des représentants du Centre pour la défense de l'intérêt public n'ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

En décembre, Bell Média (TSX:BCE) a lancé CraveTV en le rendant disponible aux abonnés des services de télévision de Bell et de quelques autres fournisseurs comme Telus (TSX:T), Bell Aliant et Eastlink.