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Le service controversé de covoiturage UberX maintenant offert à Québec

WASHINGTON, DC - APR 4:  UberX driver, Regan Rucker, drives a customer home, April 4, 2014, in Washington, DC. (Note -- That is not the real phone number of customer Tilman, Uber uses a security system that uses dummy phone number so neither drivers nor passengers have each others real phone numbers.) Rucker, a single mom who recently started driving for UberX, likes the flexibility of UberX because she can work whenever and however long she wants.Thousands of local car owners have signed up in recent months to drive with one of the 'ride-share' operators that use smartphone apps to link people needing rides with car owners willing to give them, for a price. (Photo by Evelyn Hockstein/For The Washington Post via Getty Images)
WASHINGTON, DC - APR 4: UberX driver, Regan Rucker, drives a customer home, April 4, 2014, in Washington, DC. (Note -- That is not the real phone number of customer Tilman, Uber uses a security system that uses dummy phone number so neither drivers nor passengers have each others real phone numbers.) Rucker, a single mom who recently started driving for UberX, likes the flexibility of UberX because she can work whenever and however long she wants.Thousands of local car owners have signed up in recent months to drive with one of the 'ride-share' operators that use smartphone apps to link people needing rides with car owners willing to give them, for a price. (Photo by Evelyn Hockstein/For The Washington Post via Getty Images)

Le service controversé de covoiturage UberX débarque à Québec. À compter de 10 h jeudi matin, les passagers et les conducteurs ont pu utiliser l'application téléchargée sur un téléphone intelligent.

En utilisant UberX, les clients voient en temps réel les membres du service de covoiturage qui circulent à proximité de l'endroit où ils se trouvent. UberX permet en quelque sorte de jumeler des conducteurs et des passagers.

Les conducteurs utilisent leur propre voiture et facturent aux passagers un tarif environ 30 % moins élevé que celui d'un taxi.

L'entreprise qui est basée en Californie prend un pourcentage de 20 % sur la course, et le reste du montant est versé au conducteur. Le service UberX est entièrement géré sur le web et toutes les transactions se font par carte de crédit.

« Un service sécuritaire »

Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d'UberX pour le Québec, affirme que le service est sécuritaire, autant pour les conducteurs que pour les passagers.

« Notre priorité chez Uber, ç'a toujours été la sécurité des utilisateurs. Le processus est très rigoureux. Il faut s'inscrire sur Internet, par la suite il faut se présenter à nos bureaux. Il y a une vérification des antécédents criminels [...] On recule jusqu'à la majorité de l'individu », explique-t-il.

« On vérifie aussi le dossier de conduite avec la SAAQ », ajoute Jean-Nicolas Guillemette.

Un suivi est également effectué auprès des conducteurs et passagers afin de s'assurer de la qualité du service. « À la fin de chaque course, le client va laisser une note sur cinq étoiles à son chauffeur, et son chauffeur va faire de même. C'est une rétroaction [...] On s'assure de la qualité du service qui a été offert. »

Créé en 2009, le service est maintenant offert dans plus de 280 villes du monde.

Concurrence déloyale?

Jean-Nicolas Guillemette balaie du revers de la main les critiques selon lesquelles le service UberX représente une concurrence déloyale pour l'industrie du taxi. Il est d'avis que l'arrivée du service crée une certaine forme de compétition qui est saine pour l'industrie.

Il plaide pour une nouvelle réglementation afin de mieux encadrer le service UberX. Il affirme que des discussions ont d'ores et déjà été entamées à ce sujet avec les autorités provinciales.

« On souhaite [...] s'assurer que le citoyen est placé au centre de cette réglementation-là, et non pas l'industrie du taxi, qui tente de protéger, qui est un monopole où il n'y a eu aucune évolution technologique ou autre dans les 60 dernières années, où le service s'est dégradé », déplore-t-il.

Levée de boucliers dans l'industrie du taxi

Sans surprise, l'industrie du taxi de Québec voit d'un très mauvais œil l'arrivée du service UberX dans la Vielle Capitale.

Mario Blanchette, propriétaire d'une voiture taxi chez Taxi Coop, n'est pas très tendre à l'endroit du directeur général d'UberX pour le Québec. « Il y a plusieurs aberrations dans le discours de M. Guillemette », lance-t-il.

M. Blanchette prétend, entre autres, que des gens ayant des dossiers criminels ont pu s'inscrire au service UberX, contrairement à ce qu'affirme son directeur général.

« Moi, je peux vous dire qu'ils sont inscrits présentement à Uber et ils peuvent commercer à travailler à 10 h ce matin », déplore-t-il.

M. Blanchette s'interroge aussi sur le type de voitures utilisées par certains conducteurs inscrits au service UberX. « Il y a des gens qui se sont inscrits avec des pick-up de construction, des F-150. Si ça, c'est un service pratique pour la population, on se demande où on s'en va. »

À Montréal, l'arrivée d'UberX l'automne dernier a aussi soulevé la colère des chauffeurs de taxi, qui ont dénoncé cette concurrence déloyale. Dans certaines villes comme Toronto, l'application UberX est même contestée en cour.

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