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11/02/2015 06:46 EST

Lévis dit non à l'implantation d'un port pétrolier de TransCanada (VIDÉO)

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, ferme la porte à l'implantation d'un terminal pétrolier sur le territoire de sa ville dans le cadre du projet de construction du pipeline Énergie Est de TransCanada.

Selon La Presse, la société albertaine a décidé d'abandonner l'idée de construire son terminal pétrolier à Cacouna dans le Bas-Saint-Laurent. L'automne dernier, le béluga a été classé espèce en voie de disparition et TransCanada a dû suspendre ses travaux préparatoires à Cacouna.

TransCanada a précisé mercredi que la décision d'abandonner le site de Cacouna n'est pas encore prise. La société devrait confirmer ses intentions d'ici le 31 mars.

Chose certaine, TransCanada a rencontré des élus il y a deux semaines pour discuter de la possibilité d'implanter un port pétrolier à Lévis. Le maire Lehouillier leur a toutefois servi une fin de non-recevoir.

« On a dit que ça ne nous intéressait pas compte tenu du fait qu'on a déjà un port avec la pétrolière Valéro et qu'on a déjà le projet Rabaska dans l'est de la Ville. Donc, pour nous, notre part est comme faite », a dit le maire.

Gilles Lehouillier soutient que les retombées économiques d'un tel projet sont insuffisantes.

« Quand on regarde les retombées économiques réelles, c'est très faible. Il peut y avoir des impacts pendant la construction. Mais après la construction, il n'y a plus aucun impact économique intéressant dans un tel type de projet », résume le maire.

Il ajoute que le Québec ne sert au fond que de passage au pipeline de TransCanada qui couvrirait 4400 km à partir de l'Alberta jusqu'à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Des opposants toujours inquiets

Le refus de Gilles Lehouillier de voir un port pétrolier à Lévis ne rassure pas tout à fait les opposants au projet de pipeline de TransCanada.

« M. Lehouillier, à l'époque, s'opposait au projet Rabaska et puis, soudainement, il est devenu favorable. Alors, est-ce qu'on va revivre un tel scénario? », se demande l'agriculteur Jean Gosselin.

Le pipeline de Valéro passe déjà sur ses terres. Farouchement opposé au projet de TransCanada, Jean Gosselin regrette pour sa part de constater que le débat ne tourne qu'autour d'arguments économiques.

« M. Lehouillier parle juste d'argent. Maintenant l'argent, ce n'est rien à côté de la sécurité et la santé des gens », dit-il.

La ville de Lévis fait partie des sites de rechange pour l'implantation d'un port pétrolier, tout comme Baie-des-Sables en Gaspésie, Bécancour ou le Nouveau-Brunswick.

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