POLITIQUE
11/02/2015 01:16 EST | Actualisé 11/02/2015 01:17 EST

Obama réclame l'«autorisation d'usage de la force militaire» contre l'État islamique

ASSOCIATED PRESS
President Barack Obama listens to a question during an event at Ivy Tech Community College, Friday, Feb. 6, 2015, in Indianapolis, where he promoted his budget proposal to make two years of community college free. (AP Photo/Evan Vucci)

Le président américain Barack Obama a demandé mercredi au Congrès d'avaliser ses pouvoirs de guerre contre le groupe Etat islamique (EI) sans limitation géographique et pour trois ans, tout en s'interdisant une nouvelle invasion terrestre.

Equivalent d'une déclaration de guerre contre le groupe jihadiste, le document formellement appelé "autorisation d'usage de la force militaire" permettrait, s'il était adopté par les parlementaires, à M. Obama de poursuivre la guerre contre l'EI sur une base juridique plus solide, tout en lui offrant un parapluie politique.

La requête accentue la pression sur l'EI --qui contrôle de vastes pans de territoires en Syrie et en Irak-- tandis que le gouvernement irakien prépare une offensive au sol de grande envergure, qui devrait être lancée dans les prochaines semaines.

Mais d'intenses tractations avec les parlementaires américains ont conduit la Maison Blanche à limiter la possibilité de déployer durablement des soldats au sol pour combattre directement les jihadistes.

"Les pouvoirs accordés (...) n'autorisent pas l'usage des forces armées des Etats-Unis dans des opérations durables de combats terrestres offensifs", précise l'article 2 du document transmis au Congrès.

La formulation semble permettre le déploiement de forces spéciales, mais exclure toute invasion ou mission de maintien de la paix.

L'autorisation aurait une validité de trois ans après la promulgation du texte, "à moins qu'elle ne soit renouvelée".

Le président américain devra également rendre compte au Congrès de la situation tous les six mois.

En revanche, le texte n'impose aucune limitation géographique dans la traque de l'EI par l'armée américaine qui, depuis août 2014, mène des frappes aériennes contre le groupe jihadiste en Irak et en Syrie.

Le sénateur républicain Bob Corker, qui préside la commission du Sénat sur les relations étrangères, a indiqué qu'il organiserait des auditions rapidement, probablement à partir de la fin du mois.

Les débats au Congrès devraient être houleux pour amender le texte de la Maison Blanche. La plupart des républicains souhaitent lier le moins possible les mains du président américain, tandis que de nombreux démocrates traumatisés par la guerre d'Irak poussent pour un texte interdisant complètement l'envoi de troupes de combats au sol et ajoutant des restrictions géographiques.

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