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11/02/2015 05:37 EST | Actualisé 13/04/2015 05:12 EDT

Juqu'à plus de 300 migrants portés disparus en mer Méditerranée

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blue sunny sea water surface

ROME - Quelque 300 migrants qui tentaient de traverser la Méditérranée à bord de canots pneumatiques, à la merci des éléments, ont été portés disparus mercredi.

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) explique que des survivants ont indiqué que quatre bateaux sont partis en même temps, sans eau ou provisions, et qu'ils ont presque immédiatement commencé à prendre l'eau. Une centaine de personnes ont été secourues par la garde-côtière italienne et un navire marchand.

Une porte-parole de l'agence onusienne, Carlotta Sami, a dit que les victimes — dont un enfant de 12 ans — ont été «avalées par les vagues».

La nationalité des survivants et des disparus n'a pas été immédiatement annoncée, mais la plupart des réfugiés fuient des pays comme la Syrie, l'Irak et le Mali.

En début de semaine, la Garde côtière italienne signalait que 29 personnes avaient péri dans un naufrage du genre.

L'UNHCR, Amnistie internationale, Save the Children et d'autres organisations humanitaires estiment que la nouvelle patrouille mise en place par l'Union européenne pour secourir les migrants est tout simplement insuffisante. L'UE a pris la relève de l'Italie en novembre mais ne patrouille qu'à quelques kilomètres des côtes de l'Europe, tandis que l'Italie se rendait pratiquement jusqu'en Libye.

«Le but premier de l'opération Triton n'est pas de sauver des vies humaines, et elle ne peut donc pas fournir la réponse urgente dont nous avons besoin», a dit par voie de communiqué la directrice de l'UNHCR dans le sud de l'Europe, Laurens Jolles.

Save the Children a demandé à l'UE de redémarrer de toute urgence l'opération italienne Mare Nostrum «ou un autre système de sauvetage qui a le mandat, la capacité et les moyens de prévenir d'autres tragédies».

Une porte-parole de la Commission européenne, Natasha Bertaud, a indiqué que l'opération Triton est gérée par l'agence frontalière Frontex, dont le budget annuel est de seulement 90 millions d'euros (127,6 millions $ CAN). En comparaison, l'Italie consacrait 9,5 millions d'euros (13,5 millions $ CAN) chaque mois à Mare Nostrum.

«Ça ne nous mènera nulle part de se pointer du doigt, a dit Mme Bertaud. Si nous voulons discuter sérieusement d'une amélioration de la situation, alors nous devons aussi discuter d'un financement adéquat.»

En janvier, 3528 migrants ont rejoint les côtes de l'Italie, en hausse des deux-tiers par rapport au mois de janvier 2014.