DIVERTISSEMENT
10/02/2015 11:17 EST | Actualisé 12/04/2015 05:12 EDT

Un couple en cour pour des oeuvres qu'il dit avoir reçues de Picasso

Christian Kober via Getty Images

Picasso aurait-il donné 271 oeuvres à un électricien qui a travaillé pour lui durant quelques années dans le sud-est de la France?

Le procès de trois jours de Pierre et Danielle Le Guennec s'est ouvert mardi dans une cour française qui doit faire la lumière sur ce mystère.

Le couple soutient que l'artiste lui a donné 180 lithographies, collages et peintures et 91 dessins autour de 1970, lorsque M. Le Guennec travaillait comme homme à tout faire au domaine de Picasso.

Les héritiers de Picasso et un procureur d'État considèrent que la version des faits du couple est ridicule. Ils affirment que Picasso avait l'habitude de signer ce qu'il donnait et qu'il n'a jamais donné un aussi gros butin. Un avocat estime sa valeur entre 84 et 141 millions de dollars.

M. Le Guennec a discrètement gardé ces oeuvres dans son garage durant quelques dizaines d'années. Réalisées entre 1900 et 1932, elles n'ont jamais été exposées en public. Mais il y a cinq ans, s'inquiétant des problèmes que ses enfants auraient peut-être à sa mort avec les oeuvres, il a contacté l'administration Picasso pour les faire évaluer et elles ont été confisquées par la police.

Les Le Guennec ont des versions des faits divergentes. M. Le Guennec, qui dit avoir travaillé dans trois demeures du peintre, soutient que c'est la femme de Picasso, Jacqueline, qui lui a donné une boîte un jour en lui disait: «Tiens, c'est pour toi. Apporte ça chez toi», et n'en ont jamais reparlé. La femme de M. Le Guennec, Danielle, se souvient que son mari est rentré du travail avec un sac d'ordures contenant les oeuvres que Picasso avait lui-même données à son époux.

S'ils sont reconnus coupables, les Le Guennec pourraient faire face à une peine allant jusqu'à cinq ans de prison et à des amendes situées entre 528 000 dollars et la moitié de la valeur du lot.

Picasso, mort en 1973, n'a laissé aucun héritage. Il a toutefois laissé au moins 70 000 oeuvres qui, au fil des ans, ont fait l'objet de vols, de contrefaçon, de batailles juridiques et de ventes secrètes. Mais un butin inconnu comme celui des Le Guennec est extraordinaire dans le milieu.

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