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12/01/2015 02:37 EST | Actualisé 12/01/2015 02:38 EST

Procès Roche: sport, spectacles et argent comptant pour des contrats à Boisbriand

Radio-Canada

Gilles Cloutier, mandataire du groupe Roche, ne ménageait pas ses efforts pour mettre la main sur des contrats à Boisbriand au début des années 2000. Il a offert des billets pour des matchs du Canadien, des Expos et des Alouettes à des élus et des fonctionnaires, en plus de remettre de l'argent comptant.

Un texte de Francis Labbé

Gilles Cloutier en est à sa quatrième journée de témoignage au procès de Robert Poirier, ex-maire de Boisbriand, de France Michaud, ex-vice-présidente de la firme Roche et de Rosaire Fontaine, ex-ingénieur de la firme BPR-Triax.

M. Cloutier a expliqué les détails des factures qu'il avait envoyées au bureau chef de Roche, dans le but de se faire rembourser des achats de billets pour de nombreux événements sportifs.

À cette époque, Roche tentait de mettre la main sur le contrat de maître d'oeuvre en vue de la construction de l'usine d'épuration des eaux usées de Boisbriand.

Gilles Cloutier a aussi affirmé avoir envoyé de fausses factures à Roche dans le but de redonner de l'argent comptant à l'organisation politique du maire de l'époque, Robert Poirier, l'un des coaccusés.

« Je facturais le bureau chef de Roche à Québec pour une raison fictive, comme une rencontre avec un élu ou un fonctionnaire. Roche émettait un chèque pour me payer, j'encaissais le chèque et retirais un montant d'argent comptant, que je remettais ensuite », a expliqué le témoin.

De l'argent comptant à France Michaud

L'ancien témoin de la Commission Charbonneau a aussi affirmé devant le juge Normand Bonin avoir exécuté le même processus afin de redonner de l'argent comptant à son ancienne patronne, France Michaud, l'une des coaccusées dans ce procès.

Des montants qui pouvaient varier entre 2500 et 6000 dollars. M. Cloutier a affirmé ne pas savoir ce que Mme Michaud faisait de cet argent. À une occasion, ce stratagème a permis à Gilles Cloutier de remettre 25 000 $ comptant à Mme Michaud.

Il a notamment admis avoir démissionné en tant que mandataire du groupe Roche le 15 décembre 2005, et que sa relation avec sa supérieure France Michaud « n'allait pas tellement bien ».

Il a aussi affirmé avoir négocié une augmentation de son salaire avec Mme Michaud en septembre 2005 et « ne jamais avoir reçu » cette bonification salariale.

Le témoignage de Gilles Cloutier se poursuit.

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