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12/01/2015 11:24 EST | Actualisé 12/01/2015 11:25 EST

Marche pour «Charlie Hebdo»: l'absence très remarquée de Barack Obama aux côtés de François Hollande

SAUL LOEB via Getty Images
US President Barack Obama speaks about home purchases and refinancing at Central High School in Phoenix, Arizona, January 8, 2015. AFP PHOTO / SAUL LOEB (Photo credit should read SAUL LOEB/AFP/Getty Images)

Ils étaient quarante-quatre aux côtés de François Hollande devant les plus d'un million de participants à la marche républicaine historique qui s'est déroulée dimanche 11 janvier à Paris.

Angela Merkel, David Cameron, Matteo Renzi, Mariano Rajoy, Jean-Claude Juncker, Donald Tusk, Benjamin Netanyahu, Mahmoud Abbas... Environ 60 pays étaient présents pour défendre la liberté. Mais une absence s'est faite lourdement ressentir, celle du président des États-Unis Barack Obama.

"Vous avez laissé tomber le monde"

La une du tabloïd new-yorkais Daily News ce lundi 12 janvier pointe très clairement du doigt cette absence: "Vous avez laissé tombé le monde", peut-on lire en première page. Un message adressé à Barack Obama mais aussi à Joe Biden, John Kerry et Eric Holder (ministre de la Justice, qui était pourtant à Paris pour participer aux discussions sur les moyens à mettre en oeuvre contre le terrorisme) .

"Embarrassant"

Aux Etats-Unis, les journalistes ne parlaient (presque) que de ça. Plusieurs tweets d'indignation ont été partagés, comme ceux de ces deux journalistes de Fox News:

"C'est embarrassant pour les Américains! Le président Obama n'aurait pas dû snober Paris aujourd'hui. Plus de 40 autres dirigeants du monde y sont allés!"

"Plus de 50 dirigeants du monde marchent à Paris contre le jihad. Obama choisit de ne pas y aller. Qu'est-ce que cela signifie?"

Manque de représentation

Les Echos rapportent de leur côté que hier soir, on ne parlait que de cette absence sur CNN.

"En tant qu'Américain, j'aurais souhaité que nous soyons mieux représentés lors de cette belle procession", déplorait le présentateur Jake Tapper.

"La France est censée être notre plus grand allié idéologique, et il aurait été bon qu’un membre du gouvernement, ou le Président, se tienne épaule contre épaule avec les autres grands dirigeants. Les États-Unis ont commis une erreur", a-t-on entendu dimanche soir sur la chaîne nationale.

Même son de cloche sur le site Forbes:

"En ne se rendant pas au ralliement à Paris dimanche, le président Obama a raté une opportunité de montrer son autorité, de démontrer que les Américains sont autant engagés que n'importe qui dans le monde pour lutter contre le terrorisme. Et que l'Amérique est aux côtés de ses alliés dans une bataille qui, malheureusement, devrait durer plusieurs années", souligne un contributeur.

Seule présente à la marche, l'ambassadrice en France Jane Hartley. Barack Obama envoyait pourtant un message fort la semaine dernière en signant le livre de condoléances en hommage aux victimes de la tuerie de Charlie Hebdo.

Si bien que le secrétaire d'Etat John Kerry a a dû répondre à l'indignation suscitée: "Nous avons partagé, dès le tout début, nos renseignements, nos services et tous nos efforts, et je pense véritablement que ceci relève de la chicanerie".

Celui-ci avait également exprimé son soutien le 7 janvier après l'attentat.

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