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12/01/2015 07:33 EST | Actualisé 14/03/2015 05:12 EDT

La France déploie 10 000 soldats pour protéger des cibles potentielles (VIDÉO)

PARIS - Jusqu'à six autres membres d'une cellule terroriste pourraient être toujours en liberté après les attentats survenus la semaine dernière à Paris, craint la police française.

Un d'entre eux aurait été repéré alors qu'il conduisait une automobile enregistrée au nom d'Hayat Boumeddiene, la veuve d'un des assaillants tués

Deux responsables de la police ont indiqué à l'Associated Press que les autorités recherchaient cette Mini Cooper.

La France a déployé lundi 10 000 soldats dans les rues du pays afin de protéger des cibles potentielles, pendant que se poursuivait la traque pour retrouver les complices présumés des auteurs des attentats terroristes qui ont fait une vingtaine de morts la semaine dernière.

Le premier ministre Manuel Valls a déclaré que cette traque était urgente puisque «la menace demeure présente» après les violences qui ont débuté mercredi par le massacre de 12 personnes dans les locaux de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

La crise a pris fin vendredi, quand trois djihadistes ont été abattus lors d'opérations policières presque simultanées.

«Je ne veux pas en dire plus mais sur ces attaques, ces actes terroristes, barbares, le travail de la justice et des enquêteurs se poursuit. Nous considérons qu'il y a effectivement probablement d'éventuels complices», avait déclaré M. Valls au réseau de télévision BFM.

Le ministre français de la Défense a annoncé que le pays mobilisait quelque 10 000 soldats pour protéger la population. Jean-Yves Le Drian a précisé que le déploiement serait complété d'ici à mardi. En milieu de journée lundi, le quartier parisien du Marais — une importante attraction touristique et un des plus vieux quartiers juifs de la ville — était bondé de soldats et de policiers.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a quant à lui fait savoir que 4700 membres des forces de l'ordre assureraient la protection des 717 écoles juives du pays.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré à l'agence de presse Anadolu que Hayat Boumedienne était arrivée en Turquie depuis Madrid le jeudi 2 janvier, avant les attaques. Elle aurait ensuite traversé la frontière avec la Syrie le jeudi 8 janvier.

Une vidéo diffusée lundi par la chaîne turque Haberturk montre Boumedienne arrivant à l'aéroport Sabiha Gokcen, à Istanbul, le 2 janvier — cinq jours avant la première attaque terroriste à Paris. L'identité de Boumedienne a été confirmée, sous le couvert de l'anonymat, par un dirigeant turc. Les services de renseignements turcs l'auraient traquée dès son arrivée.

Une autre vidéo diffusée en ligne dimanche montre son mari, Amédy Coulibaly, expliquant le déroulement prochain des attentats. La police veut retrouver l'auteur de cette vidéo, qui a été éditée après la fin des attaques. Les images montrent Coulibaly jurant allégeance au groupe armé État islamique.

Coulibaly et les auteurs de l'attentat de Charlie Hebdo se connaissaient au moins depuis 2005, quand Coulibaly et Chérif Kouachi ont été incarcérés ensemble.

Lundi en fin de journée, le site du quotidien français Libération, qui accueille le personnel de Charlie Hebdo depuis l'attaque, a publié l'image de la une du prochain numéro de l'hebdomadaire satirique. Le prophète Mahomet, portant barbe et turban, une larme coulant sur sa joue, tient une affiche «Je suis Charlie». Au-dessus du personnage, on peut lire la phrase : «Tout est pardonné».

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