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12/01/2015 11:17 EST | Actualisé 12/01/2015 11:17 EST

Haïti: accord in extremis pour des élections

President Michel Martelly addresses a meeting of an advisory commission December 9, 2014 in Port-au-Prince.  The panel installed last week by Martelly recommended that Prime Minister Laurent Lamothe resign in the face of anti-government protests and a deepening political crisis.     AFP PHOTO / Hector RETAMAL        (Photo credit should read HECTOR RETAMAL/AFP/Getty Images)
HECTOR RETAMAL via Getty Images
President Michel Martelly addresses a meeting of an advisory commission December 9, 2014 in Port-au-Prince. The panel installed last week by Martelly recommended that Prime Minister Laurent Lamothe resign in the face of anti-government protests and a deepening political crisis. AFP PHOTO / Hector RETAMAL (Photo credit should read HECTOR RETAMAL/AFP/Getty Images)

Le président haïtien Michel Martelly et une vingtaine de dirigeants politiques ont signé dimanche soir un accord prévoyant la tenue d'élections en Haïti avant la fin de l'année 2015, a constaté l'AFP.

"L'accord pour une sortie durable de la crise" est intervenu quelques heures avant la fin du mandat du Parlement haïtien et à la veille des commémorations pour le cinquième anniversaire du séisme dévastateur du 12 janvier 2010.

L'absence de Parlement (99 députés et 20 sénateurs), qui n'a pas été renouvelé car il n'y a pas eu d'élections, laisserait le président Michel Martelly, contesté dans la rue par des manifestations quasi quotidiennes, diriger le pays par décrets à partir du 13 janvier.

Selon l'un des points de l'accord, les parties signataires "décident de tout mettre en oeuvre pour rétablir la confiance dans les institutions et parvenir à réaliser des élections législatives pour les deux tiers du Sénat et les députés, pour les collectivités territoriales et l'election présidentielle avant la fin de l'année 2015".

Dans le cadre de cet accord, il est prévu la formation d'un nouveau Conseil électoral de 9 membres choisis par des institutions comme les églises catholique, protestante et la religion populaire vaudou, le secteur paysan, les organisations de femmes et patronales ainsi que les syndicat, la presse et l'université.

Le gouvernement et les partis politiques ne devraient pas être représentés au sein de l'organisme électoral.

Il est également prévu la formation d'un nouveau gouvernement de consensus.

"La mission du gouvernement de consensus est principalement de créer les conditions pour faciliter la tenue d'élections libres, transparentes, souveraines et inclusives", indique le document.

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