VIDEO
11/01/2015 11:35 EST | Actualisé 13/11/2015 05:00 EST

Ahmed Merabet: l'émouvant discours du frère du policier tué devant les locaux de Charlie Hebdo fait écho à l'appel de la famille Coulibaly

Malek Merabet (C), the brother of Ahmed Merabet, the policeman who was killed in the attacks at the offices of the Charlie Hebdo magazine on January 7, talks during a press conference in Livry-Gargan, northern Paris suburb, on January 10, 2015 with Ahmed's brother-in-law Lotfi Mabrouk (L), and Ahmed's partner Morgane. French forces were on January 10 frantically hunting for Islamist gunman Amedy Coulibaly's 26-year-old girlfriend, Hayat Boumeddiene, as the country mourned 17 dead in three blood-soaked days, hours after a dramatic end to twin sieges that also resulted in the death of two brothers who had killed 12 at the offices of the Charlie Hebdo magazine on January 7. More than 200,000 people took to streets in France on January 10 to show their solidarity after three days of bloody attacks which killed 17 victims at the hands of Islamic extremists, according to a tally of various demonstrations.   AFP PHOTO / MARTIN BUREAU        (Photo credit should read MARTIN BUREAU/AFP/Getty Images)
MARTIN BUREAU via Getty Images
Malek Merabet (C), the brother of Ahmed Merabet, the policeman who was killed in the attacks at the offices of the Charlie Hebdo magazine on January 7, talks during a press conference in Livry-Gargan, northern Paris suburb, on January 10, 2015 with Ahmed's brother-in-law Lotfi Mabrouk (L), and Ahmed's partner Morgane. French forces were on January 10 frantically hunting for Islamist gunman Amedy Coulibaly's 26-year-old girlfriend, Hayat Boumeddiene, as the country mourned 17 dead in three blood-soaked days, hours after a dramatic end to twin sieges that also resulted in the death of two brothers who had killed 12 at the offices of the Charlie Hebdo magazine on January 7. More than 200,000 people took to streets in France on January 10 to show their solidarity after three days of bloody attacks which killed 17 victims at the hands of Islamic extremists, according to a tally of various demonstrations. AFP PHOTO / MARTIN BUREAU (Photo credit should read MARTIN BUREAU/AFP/Getty Images)

Les familles du jihadiste Amedy Coulibaly et du policier tué Ahmed Merabet ont lancé un appel, chacune de leur côté, à refuser tout "amalgame" entre les attentats et la religion musulmane.

"Je m'adresse à tous les racistes, islamophobes et antisémites: arrêtez de faire des amalgames, de déclencher des guerres, de brûler des mosquées ou des synagogues", a lancé Malek Merabet, frère du policier tué mercredi lors de l'attaque contre Charlie Hebdo, au cours d'une conférence de presse donnée samedi à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis).

"Vous vous attaquez aux gens, ça ne nous ramènera pas nos morts et ça n'apaisera pas nos familles", a-t-il ajouté, appelant à ne pas confondre les "extrémistes et les musulmans". 

Le policier d'origine algérienne, âgé de 40 ans, travaillait au commissariat du 11e arrondissement de Paris, le quartier où se trouvait le siège du journal satirique. Il avait cinq frères et sœurs et venait de réussir le concours d'officier de police judiciaire.

La vidéo du discours

Plusieurs centaines de personnes ont rendu hommage dimanche à Livry-Gargan au policier, "un enfant de la Seine-Saint-Denis" devenu "le visage de la République".

De nombreux habitants, dont certains portaient des pancartes "Je suis Ahmed" et des roses blanches, étaient rassemblés sur le parvis de l'Hôtel de Ville de cette commune au nord-est de Paris.

Le maire de Livry-Gargan, Pierre-Yves Martin, a ensuite invité les riverains à se tenir par la main et observer une minute de silence, avant de déposer une gerbe de fleurs au pied du portrait du policier, déployé sur le fronton de la mairie, à côté de la devise républicaine.

«Nous ne partageons absolument pas ces idées extrêmes»

Quelques heures après la conférence de presse de Ahmed Merabet, la mère et les sœurs d'Amedy Coulibaly, le jihadiste tué vendredi par les policiers lors de l'assaut contre le supermarché casher à Paris, ont lancé un appel similaire.

"Moi, la mère d'Amedy Coulibaly et toutes mes filles présentons nos sincères condoléances aux familles des victimes de la boutique Hyper Cacher, à la famille de la policière municipale de Montrouge, ainsi qu'aux victimes de Charlie Hebdo", ont-elles écrit. "Nous condamnons ces actes. Nous ne partageons absolument pas ces idées extrêmes. Nous espérons qu'il n'y aura pas d'amalgame entre ces actes odieux et la religion musulmane", ont-elles affirmé dans un communiqué transmis à l'AFP.

D'origine malienne, Amedy Coulibaly, 32 ans, avait neuf sœurs. Délinquant qui a basculé dans l'islam radical en prison, il a revendiqué appartenir à l'Etat islamique, vendredi, deux heures avant sa mort. Il apparaît dans une vidéo publiée dimanche sur le web.

Depuis mercredi, plusieurs actes criminels ont visé des lieux de culte musulmans ou des établissements fréquentés par des musulmans dans toute la France. Un sondage Ifop publié samedi révèle que l'islam "représente une menace" pour 29% des Français, même si 66% rejettent l'amalgame entre "les musulmans qui vivent paisiblement en France" et les islamistes.

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

Les Français défilent à Paris