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10/01/2015 04:26 EST | Actualisé 12/03/2015 05:12 EDT

L'opposition syrienne divisée sur les négociations de paix

BEYROUTH - Un groupe de l'opposition syrienne a annoncé samedi qu'il participerait aux négociations de paix, à Moscou, quelques jours après que d'autres partis eurent décliné l'invitation. Les différentes factions contre le gouvernement du président Bachar el-Assad sont donc plus divisées que jamais alors que la Syrie est secouée par une guerre civile qui perdure depuis des années.

Le chef du Front populaire pour le changement et la libération et ancien vice-premier ministre Qadri Jamil a confirmé sa présence aux pourparlers, qui se tiendront à la fin du mois de janvier, parlant d'une «lueur d'espoir» pour le pays.

La veille, l'ancien chef de la Coalition nationale syrienne Mouaz al-Khatib avait affirmé sur sa page Facebook qu'il ne pouvait pas discuter avec le gouvernement tant qu'il ne libérera pas les prisonniers, «surtout les femmes et les enfants». Selon lui, les conditions ne sont pas réunies pour faire de ces négociations un succès.

Jeudi, le parti «Construire l'État syrien», dirigé par le politicien emprisonné Louay Hussein, avait aussi annoncé qu'il n'irait pas à Moscou—tout comme la Coalition nationale syrienne, lundi dernier.

Avec cette fragmentation de l'opposition, l'issue des négociations à Moscou, le 20 janvier prochain, demeure incertaine. Le gouvernement al-Assad a annoncé qu'il était prêt à discuter avec ses opposants, en compagnie de la Russie, un de ses rares alliés

Les groupes d'opposition, qui sont soutenus par l'Occident, exigent qu'un gouvernement de transition ayant les pleins pouvoirs soit instauré, ce que refuse le président al-Assad.

Depuis près de quatre ans, la guerre civile en Syrie a causé la mort de plus de 200 000 personnes. Le conflit a aussi aidé à la naissance du groupe armé État islamique, qui contrôle désormais le tiers du territoire syrien et irakien.