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10/01/2015 05:43 EST | Actualisé 12/03/2015 05:12 EDT

Les Broncos ont l'équilibre recherché par les Colts depuis l'ère Manning

DENVER - Quand le propriétaire des Colts Jim Irsay regardera le terrain dimanche, il verra du côté des Broncos de Denver le genre d'équipe qu'il n'a jamais pu offrir à Peyton Manning au cours de son séjour de 14 saisons à Indianapolis.

Une offensive équilibrée, une défensive dominante — une équipe qui n'a pas besoin d'un super-héros afin de gagner le Super Bowl.

Lors du retour de Manning à Indianapolis en 2013, Irsay avait déclaré qu'il devait sacrifier les feux d'artifice de l'offensive afin d'accumuler les bagues du Super Bowl. Cette remarque avait fait réagir, mais son argument n'était pas mauvais: il croit que la formule gagnante inclut un meilleur équilibre.

John Elway pense de la même manière et c'est la raison pour laquelle les Broncos (12-4) accueilleront les Colts (12-5), qui comptent à nouveau sur un quart qui doit compenser pour certains éléments manquants.

Après que la puissante machine des Broncos eut été humiliée lors du dernier Super Bowl, Elway a remanié la défensive en embauchant Aqib Talib, DeMarcus Ware et T.J. Ward pour 60 millions $US en argent garanti. Il a également remplacé Eric Decker par Emmanuel Sanders et a repêché Bradley Roby.

Après une défaite inexplicable face aux Rams de St. Louis en milieu de saison, les Broncos ont modifié leur offensive et ont vu le porteur de ballon C.J. Anderson s'épanouir derrière une ligne offensive restructurée.

Même si ce changement a mené certains observateurs à questionner les performances de Manning, il faut considérer ceci: les Broncos ont compilé un dossier de 3-4 cette saison quand Manning a récolté plus de 300 verges de gains et de 9-0 quand il n'a pas atteint ce plateau.

«Ça prend une équipe», est le mantra dans leur vestiaire.

Presque toutes les statistiques de Manning sont à la baisse par rapport à la saison 2013, mais les nouveaux Broncos ont une meilleure chance de remporter les grands honneurs — s'ils parviennent à priver Andrew Luck d'une première victoire à l'étranger lors des éliminatoires.

À l'opposé, les Colts se fient encore plus sur Luck qu'ils ne l'ont fait au cours de l'ère Manning.

Lors de son passage à Indianapolis de 1998 à 2011, Manning a été responsable de 73,3 pour cent des gains nets des Colts. En trois saisons depuis son arrivée avec l'équipe, Luck a été responsable de 78 pour cent des gains nets de son équipe, selon STATS.

Oui, Luck hésite moins à courir avec le ballon — ses 905 verges de gains au sol en trois saisons sont déjà plus que les 722 accumulées par Manning pendant 14 saisons.

«Même quand ils présentent une attaque unidimensionnelle, ils ne le sont pas vraiment puisqu'il (Luck) peut décamper avec le ballon», a rappelé le coordonnateur défensif des Broncos Jack Del Rio.

Et le lancer: Luck a dominé la NFL cette saison avec 40 passes de touché.

C'est une de plus que Manning, qui a lancé seulement trois passes de touché en décembre contre six interceptions.

Son entraîneur a toutefois refusé de dire qu'il y avait un problème avec Manning.

«Je pense que l'an dernier, il a fracassé peut-être tous les records connus pour une saison. C'était le style que nous prônions et ce qui était le mieux pour notre équipe à ce moment-là, a dit John Fox. Cette saison, nous sommes une équipe un peu différente. Nous sommes bâtis différemment. Il nous a guidés vers une saison de 12-4, ce qui, je crois, était bon pour une égalité au premier rang du circuit.»