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10/01/2015 03:02 EST | Actualisé 12/03/2015 05:12 EDT

Attentat-suicide et grenade à Tripoli: au moins 7 morts et 30 blessés

BEYROUTH - Une attaque à la grenade suivie d'un attentat suicide ont frappé un café samedi soir à Tripoli, dans le nord du Liban, faisant au moins sept morts et 30 blessés.

La responsabilité de l'attaque survenue dans un quartier majoritairement alaouite n'a pas été immédiatement revendiquée. Des actes de violence découlant de la guerre en Syrie voisine ont déjà débordé au Liban par le passé.

Les bilans de l'attaque divergeaient. George Kitane, chef du personnel paramédical de la Croix Rouge libanaise, a affirmé que les explosions avaient sept morts et 36 blessés. L'agence de nouvelles nationales rapportait neuf morts et plus de 35 blessés, et ajoutait que les autorités avaient imposé un couvre-feu dans le quartier jusqu'à 7 h dimanche matin.

Tripoli était relativement calme dernièrement, après des années de tension entre la majorité sunnite et la minorité alaouite de la population. Le président syrien, Bachar el-Assad, est alaouite. Des violences ont déjà éclaté à Tripoli contre des supporters de M. el-Assad. La plupart des sunnites à Tripoli appuient les rebelles, majoritairement sunnites aussi, qui tentent de renverser le président syrien.

La violence déborde donc de temps à autre au Liban. Il arrive que des attaques ou des attentats à la bombe fassent des dommages. La guerre civile en Syrie a fait plus de 200 000 morts depuis quatre ans. L'attaque de samedi était parmi les plus meurtrières de la dernière année au Liban.

Les brigades Abdullah Azzam, un groupe libanais lié à al-Qaïda, a revendiqué certaines des attaques et prévenu qu'elles continueraient tant que le groupe militant Hezbollah ne prenne pas à la guerre en Syrie aux côté des troupes gouvernementales.