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09/01/2015 09:28 EST | Actualisé 11/03/2015 05:12 EDT

La mission canadienne en Irak est un «succès» jusqu'à maintenant, selon l'armée

CALGARY - La mission canadienne en Irak contre les combattants du groupe armé État islamique (ÉI) est un succès jusqu'à maintenant, selon le Chef d’état-major de la défense du Canada.

Le général Tom Lawson a affirmé que l'aviation canadienne avait déjà mené 300 sorties ayant visé à diminuer les capacités de ceux qu'il a appelé des «individus odieux». Le Canada mène, avec une coalition internationale dirigée par les États-Unis, des frappes aériennes en Irak depuis le mois d'octobre.

Lors d'un événement à Calgary, il a affirmé que l'armée avait réussi, jusqu'à présent, à atteindre l'objectif principal de l'intervention — soit de contrer les attaques de l'État islamique contre des «hommes et des femmes et des innocents» sur le terrain en Irak.

Le premier ministre du Canada Stephen Harper n'a pas encore pris sa décision sur la possibilité de prolonger la mission de combat au-delà du mois d'avril. M. Harper a précisé que lorsque le moment viendra, l'un des critères sera «le type de risque que cela représente pour (le) pays».

Le général Lawson, qui visitera les troupes canadiennes à leur base militaire du Koweït dans les prochaines semaines, n'a pas voulu se prononcer sur la possible prolongation de la mission.

Les CF-18 continueront de faire leur bon travail, soit de tirer sur les «individus les plus odieux que la terre n'a jamais connus», a-t-il déclaré devant les membres du Royal Alberta United Services Institute.

Par ailleurs, le général Lawson s'est fait demander si le Canada devrait augmenter ses effectifs dans l'Arctique pour revendiquer sa souveraineté, face à la Russie qui convoite aussi ce territoire. Il a répondu que la mission dans le nord du pays était un défi immense, en plus d'engendrer des coûts onéreux.

«Nous avons été tellement agressifs dans nos revendications, comment ferons-nous pour soutenir cela? C'est une des opérations les plus difficiles... C'est beaucoup plus facile de déployer nos efforts en Europe ou au Koweït, que de prendre nos équipements et se rendre au nord du 60e parallèle», a-t-il fait valoir.