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09/01/2015 12:55 EST | Actualisé 11/03/2015 05:12 EDT

Les cinéastes qui s'attaquent à des histoires vraies ont la tâche difficile

Heath Korvola via Getty Images

NEW YORK, États-Unis - Après avoir assisté à une projection privée de «The Theory of Everything» («La théorie de l'univers»), le physicien Stephen Hawking a déclaré que ce portrait de sa vie était «généralement véridique».

Tous ne sont pas aussi polis quand vient le temps de critiquer la reproduction de faits vécus sur grand écran. Au moment où la saison des récompenses bat son plein à Hollywood, des débats sur la véracité de certains films font rage, tout comme ce fut le cas dans les années passées pour des films comme «Argo», «The Social Network» («Le réseau social») et «Zero Dark Thirty» («Opération avant l'aube»).

«American Sniper», «Foxcatcher» et, davantage encore, «Selma» — qui a reçu des critiques pour la façon dont il dépeint Lyndon B. Johnson — ont ramené le débat sur la relation entre l'art et les faits, cette saison.

Le plus décrié cette année a été «Selma», d'Ava DuVernay, qui raconte les célèbres protestations de 1965. Les faits racontés y sont généralement (et souvent spécifiquement) véridique et dépeignent la façon dont des changements ayant pris racine dans l'Alabama se sont rendus jusqu'à la Maison-Blanche.

Mais les scènes montrant Martin Luther King Jr. (David Oyelowo) en compagnie du président Johnson (Tom Wilkinson) ont été vertement critiquées pour avoir présenté l'ancien président comme ayant hésité à accorder le droit de vote aux Noirs plutôt que comme le collaborateur de Martin Luther King décrit par des historiens et anciens adjoints.

Plusieurs ont ensuite critiqué les critiques, qualifiant la réaction à cet enjeux particulier d'exagérée, surtout qu'elle arrive après des décennies de films sur les droits des Noirs axés sur des protagonistes blancs. Ava DuVernay assure que la façon dont est dépeint Lyndon B. Johnson est généralement fidèle à la réalité et qu'il a été un «héros réticent».

«Vous pouvez tout observer les détails à la loupe et rater du même coup la grande vérité que les artistes tentent de partager, a expliqué DuVernay en entrevue. Il s'agit tout simplement d'une forme d'art différente que le documentaire ou le livre d'histoire. Plus les gens le réaliseront rapidement, plus vite nous pourrons laisser cette oeuvre respirer et vivre un peu.»

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