NOUVELLES
08/01/2015 12:13 EST | Actualisé 10/03/2015 05:12 EDT

Postmedia réduit sa perte mais ses revenus publicitaires chutent au 1e trimestre

TORONTO - Un recul des revenus publicitaires pour le secteur des médias imprimés a lourdement pesé sur les résultats trimestriels de Postmedia Network Canada (TSX:PNC.B) au premier trimestre, mais l'éditeur a malgré tout réussi à réduire légèrement sa perte par rapport à la même période un an plus tôt, essentiellement grâce à un crédit d'impôt en Ontario et à une réduction de ses dépenses de restructuration.

Le propriétaire de plusieurs quotidiens et sites internet, notamment du National Post, a indiqué jeudi avoir perdu 10,3 millions $ pour le trimestre clos le 30 novembre, soit 26 cents par action, ce qui se compare à une perte de 11,8 millions $, ou 29 cents par action, pour la même période l'année précédente.

Les revenus d'ensemble ont cédé 12,6 pour cent à 169,5 millions $ en raison de plus faibles revenus publicitaires pour le secteur des médias imprimés — ces derniers ont en fait plongé de 20 pour cent à 93,1 millions $.

Les revenus du tirage ont aussi diminué, cédant environ quatre pour cent à 47,4 millions $, Postmedia ayant vu un déclin des ventes de ses journaux, ce qui a été partiellement contrebalancé par des hausses de prix.

Les revenus numériques ont pour leur part avancé de trois pour cent à 24,3 millions $, grâce aux hausses des ventes publicitaires locales et des abonnements payants des lecteurs.

Le bénéfice d'exploitation, qui exclut certains éléments comme les coûts de restructuration et de dépréciation, s'est établi à 45,6 millions $, ce qui est relativement stable par rapport à l'année précédente.

Les dépenses d'exploitation ont été réduites grâce aux plus faibles coûts du papier journal, pour la distribution du papier et pour la rémunération des employés. Les coûts de production ont cependant grimpé après que l'entreprise eut sous-traité la production de la Montreal Gazette et du Calgary Herald.

La catégorie des dépenses d'exploitation ayant coûté le plus cher était celle des indemnités, à 54,1 millions $, mais elle était malgré tout en baisse de 26,8 pour cent par rapport à un an plus tôt — ce qui était notamment attribuable à un crédit d'impôt ontarien de 13,8 millions $ pour les médias électroniques. En excluant ce recouvrement, les dépenses pour les indemnités ont chuté de 6 millions $, soit 8,1 pour cent, par rapport à l'an dernier, en raison des plus faibles salaires et avantages.

Postmedia procède à un plan de redressement de trois ans, qui comprend des réductions de coûts et de plus importants efforts consacrés aux publications numériques pour tenter de s'ajuster aux changements dans les habitudes des consommateurs et aux préférences des publicitaires.

Au plus récent trimestre, les coûts de restructuration ont diminué à 4,2 millions $, par rapport à 20,1 millions $ au même trimestre un an plus tôt.

Postmedia a annoncé en octobre son intention de racheter les actifs de Sun Media des mains de Québecor (TSX:QBR.B) pour 316 millions $.

La société prévoit financer cette acquisition avec un mélange de dette, de financement par actions et du produit de la vente d'actifs immobiliers à Montréal et à Calgary.

«Les efforts les plus importants de la direction visent maintenant à traverser le processus d'autorisation réglementaire avec le Bureau de la concurrence pour l'acquisition de Sun Media, travailler sur un plan d'intégration et ultimement, sous condition de l'obtention de l'approbation réglementaire, accueillir les nouvelles marques et les nouvelles audiences parmi nous», a affirmé dans un communiqué le président et chef de la direction de Postmedia, Paul Godfrey.