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07/01/2015 05:48 EST | Actualisé 09/03/2015 05:12 EDT

L'attaque meurtrière contre Charlie Hebdo suscite une mer d'indignation

Les témoignages de condoléances, d'indignation et de défi se sont succédé à la suite de l'attentat meurtrier contre l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo ayant coûté la vie à 12 personnes. Alors que des milliers de personnes descendaient dans les rues de nombreuses villes françaises et européennes pour condamner cet acte, le slogan «Je suis Charlie» est rapidement devenu viral sur les réseaux sociaux.

A Paris, des milliers de personnes brandissant des crayons, des stylos, des feuilles de papier ont envahi la Place de la République. Des journalistes ont mené le cortège mais plusieurs manifestants ne travaillant pas dans les médias, sont venus exprimer leur solidarité et leur appui à la liberté d'expression.

Plusieurs manifestations similaires se sont notamment déroulées à Nice, Toulouse et Lyon. Plusieurs autres villes européennes comme Londres, Berlin, Madrid et Bruxelles ont tenu aussi des rassemblements d'appui aux victimes.

«Qu'importe ce que dit un journaliste ou une revue, même si cette opinion n'est pas partagée par la majorité de la population, ils ont le droit de l'exprimer sans se sentir en danger, comme c'est le cas aujourd'hui», a déclaré Alice Blanc, une femme originaire de Paris qui manifestait en compagnie de plusieurs centaines de Londoniens. L'étudiante portait une affiche contenant une citation attribuée à Voltaire: «Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire.»

Sur les réseaux sociaux, le slogan «Je suis Charlie» sur fond noir a remplacé la photographie de profil de nombreuses personnes. Plusieurs personnes ont aussi affiché des photos les montrant portant une pancarte comportant ce slogan.

Le mot-clic «JeSuisCharlie» est devenu tendance sur Twitter et s'est propagé sur Instagram, ainsi qu'un dessin d'une mitraillette sur laquelle on pouvait lire «Ceci n'est pas une religion».

Plusieurs unes de journaux français et européens ont été affichées, toutes manifestant leur solidarité avec Charlie Hedbo. La Provence de Marseille affiche sur un fond noir: «Charlie Hedbo, 7 janvier 2015, Le jour noir». Entre les mots Charlie et Hebdo, une goutte de sang. Le slogan «Je suis Charlie» apparaît sur la dernière page du journal allemand Bild.

Plusieurs abonnés de Twitter reproduisaient des caricatures de plusieurs dessinateurs de partout dans le monde ou encore d'anciens dessins provocateurs de Charlie Hebdo.

Certains ont mis en garde contre l'amalgame entre l'islam et l'attentat. Un utilisateur d'Instagram a affiché un dessin de la tour Eiffel en noir et blanc accompagné du message: «Priez pour Paris». Un autre a écrit: «L'islam est une belle religion. Ce qu'on voit à la télévision n'est pas représentatif. Les terroristes ne sont pas de vrais musulmans. #JesuisCharlie».

À Bruxelles, près de mille personnes se sont rassemblées près du Parlement européen pour exprimer leur appui et leur indignation. Quelque 200 personnes se sont réunies devant l'ambassade française à Madrid, criant des slogans «Liberté d'expression» et «Nous sommes tous Charlie».

Une centaine d'étudiants français ont tenu une vigile devant l'ambassade de leur pays à Stockholm.