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06/01/2015 04:47 EST | Actualisé 08/03/2015 05:12 EDT

Temple de la Renommée: Tim Raines est encouragé par l'allure du scrutin

MONTRÉAL - Même s'il n'a pas été admis au Temple de la renommée du baseball, l'ex-voltigeur des Expos de Montréal Tim Raines est néanmoins encouragé par le nombre de voix qui lui ont été consenties par les 549 membres votants de l'Association des chroniqueurs de baseball d'Amérique (BBWAA).

«Ce n'est pas décevant, a-t-il déclaré au cours d'un entretien avec La Presse Canadienne, mardi. J'ai perdu des votes l'an dernier (il avait été inscrit sur 52,2 pour cent des bulletins en 2013): ça, c'était décevant. Pour ma part, je crois que tant que mon nom apparaîtra sur les bulletins de vote, j'aurai une chance.»

Raines, coordonnateur des voltigeurs et de la course sur les buts dans le réseau de filiale des Blue Jays de Toronto, a vu son nom inscrit sur 302 bulletins de vote, soit une proportion de 55 pour cent, alors qu'il faut être retenu par 75 pour cent des électeurs pour faire entrer à Cooperstown. Par rapport aux 46,1 des voix obtenues l'an dernier, cette hausse de 8,9 pour cent représente la plus importante parmi tous ceux admissibles en 2014 et 2015. Mais le changement aux règles d'admissibilité décidé par les dirigeants du Temple et la BBWAA, faisant passer de 15 à 10 le nombre d'années d'éligibilité, le pénalise fortement.

«Le temps joue contre moi: avec deux ans d'admissibilité au lieu de sept, c'est un peu plus inquiétant. Mais quand vous êtes un joueur qui souhaite être admis au Temple de la renommée, il y une chose qui ne changera jamais et ce sont vos statistiques. Vos statistiques ne changent pas, de votre première à votre dernière année d'admissibilité. Je suis choyé, vraiment, de sentir que j'ai une réelle chance d'être admis.»

Peut-être plus qu'il ne le croit: au cours de la dernière année, de réputés journalistes et chroniqueurs affectés à la couverture du Baseball majeur ont vanté les mérites de Raines et questionné ceux qui ne lui ont pas consenti leur vote jusqu'ici. Il fallait voir l'allure des discussions sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, après que les résultats du vote de cette année eurent été connus: un mouvement est décidément en marche pour faire élire Raines.

«Je pense que mon nom circule davantage, même si je ne suis pas nécessairement en mesure de le constater: j'ai une petite fille de quatre ans, alors je regarde davantage de dessins animés que des émissions de sports de ce temps-ci! Et je ne suis pas tant que ça sur les réseaux sociaux non plus. Je veux dire, je regarde mon téléphone de temps à autre et j'ai bien un compte Twitter, mais sans plus.

«Par contre, j'ai vu récemment sur ESPN un reportage avec leurs journalistes qui peuvent voter et selon eux — je sais qu'ils ne représentent pas la majorité des électeurs — j'allais être admis. Je sais que ça ne veut rien dire, mais en même temps, ça signifie quelque chose. Sur leur liste, j'étais le troisième joueur à être admis cette année après Randy Johnson et Pedro Martinez, devant John Smoltz. Ça c'est encourageant pour moi. Ce n'est pas le scrutin officiel, mais de voir ces journalistes respectés proclamer que je le mérite...

«Et c'est la première fois que je suis témoin de cela. C'est la huitième année que mon nom apparaît sur les bulletins et de voir ça, c'est très encourageant. Ça ne veut pas dire que ça va arriver, mais il semble que mon nom gagne en popularité auprès des électeurs. De voir le pas en avant que j'ai fait cette année, que mon nom alimente les discussions de la sorte, c'est très encourageant.»

Les joueurs qui ne sont pas admis à leur première année d'admissibilité sont parfois victimes des gros noms qui se greffent à la discussion au fur et à mesure que le temps file. Raines, qui a disputé 1452 de ses 2502 matchs dans le baseball majeur avec les Expos, ne croit pas qu'il s'agisse d'un concours de popularité auprès des membres de la BBWAA.

«C'est difficile à dire. Si vous n'êtes pas admis la première année, ça ne veut pas dire que vous ne le serez jamais, a indiqué celui qui a aussi évolué avec les White Sox de Chicago, les Yankees de New York, les Athletics d'Oakland, les Orioles de Baltimore et les Marlins de la Floride. Mais d'un autre côté, certains sont passés proche pendant 15 ans sans jamais se retrouver à Cooperstown. Pour moi, c'est dans les mains des journalistes. Il n'y a vraiment rien que je puisse faire personnellement pour changer quoi que ce soit. Au final, ça revient aux journalistes de croire en moi et de décider si je mérite d'être admis. C'est comme ça que ça fonctionne.»

Fier pour Pedro

Pour la première fois depuis 1955, la BBWAA a élu quatre joueurs au Temple: Martinez, Johnson, Smoltz et Craig Biggio. C'est aussi la première fois de l'histoire que trois lanceurs font leur entrée au Temple de la renommée en même temps.

Raines, même s'il n'a jamais évolué avec Pedro à Montréal, était tout de même très fier pour lui.

«À titre de membre de la famille des Expos, j'en retire une grande fierté. Il n'a pas joué que pour les Expos, mais de savoir qu'il est l'un des rares qui sont passés par Montréal à avoir été admis au Temple, c'est bon de voir ça.»

Même si les joueurs n'ont plus le choix final quant à la casquette qui ornera leur tête sur la plaque du Temple de la renommée, Raines sait laquelle il va suggérer à leurs dirigeants si jamais il y est admis.

«Définitivement celle des Expos», a-t-il dit sans hésiter.