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06/01/2015 01:09 EST | Actualisé 06/01/2015 01:10 EST

Magog ne veut pas de compteurs intelligents (VIDÉO)

La ville de Magog ne veut pas de compteurs intelligents à radiofréquences sur son territoire.

Le conseil municipal envisage même un règlement pour les interdire aussi dans la partie rurale de la municipalité.

Jean-Claude Morin, électricien depuis 40 ans, s'intéresse aux ondes électromagnétiques et à leurs effets qu'il juge dangereux. Il a convaincu Hydro Magog de ne pas installer de compteurs de nouvelle génération dans la partie urbaine de la ville. « Ce sont des ondes pulsées qui n'arrêtent jamais d'être émises, 24 heures par jour. Tu dors avec la tête sur l'oreiller et le compteur se trouve de l'autre côté du mur », s'inquiète-t-il.

« Il y a plus de cent municipalités qui ont adopté des résolutions pour le refus de compteurs. » — Jean-Claude Morin, opposant

Il y a deux semaines, la ville de Magog a décidé de recommander aux citoyens du Canton de Magog et d'Omerville, desservis par Hydro-Québec de refuser l'installation de compteurs intelligents.

« Il y a des technologies pas mal plus intéressantes comme la fibre optique. Nous nous sommes même avancés pour qu'il y ait un projet-pilote chez nous. » — Vicky May Hamm, mairesse de Magog

« On pense aussi qu'il y a des technologies pas mal plus intéressantes comme la fibre optique. Ce n'est pas nécessaire d'avoir des ondes. Tu peux brancher directement ces compteurs-là. Nous nous sommes même avancés pour qu'il y ait un projet-pilote chez nous. Par équité, on s'est dit qu'il ne doit pas y avoir deux catégories de citoyens. Puis, il y a aussi une grosse mobilisation de citoyens qui n'en veulent pas de ces compteurs-là », explique Vicky May Hamm, mairesse de Magog.

« Il ne faut pas oublier que dans tout le Québec, il y a plus de cent municipalités qui ont adopté des résolutions pour le refus de compteurs », ajoute Jean-Claude Morin.

Les avis scientifiques diffèrent, mais à Magog, on ne veut prendre aucun risque. « Ce n'est pas dangereux, c'est dangereux. Que devons-nous faire? demande Yvon Lamontagne, conseiller municipal. Je suis un élu et je me dois de protéger les citoyens puis le conseil municipal est unanime là-dessus. Si on peut faire quelque chose pour protéger l'avenir de nos citoyens, on va le faire. » Pour Vicky May Hamm, le dossier fait penser à celui de l'amiante : « Plusieurs spécialistes disaient qu'il n'y avait pas de danger, d'autres disaient qu'il y en avait. On s'est réveillé quelques années plus tard et il y avait des risques. »

« Les enfants absorbent beaucoup plus d'ondes que les adultes pour toutes sortes de raisons. Puis en général, les gens qu'on dit électrosensibles sont un peu dans la même catégorie de risques que les femmes enceintes, les gens âgés, les gens malades, les gens qui ont des troubles de santé. Ça fait pas mal de monde », soutien Jacinthe Ouellet, une femme électrosensible qui demeure à Magog.

Le groupe Magog Refuse, qui milite contre l'installation de compteurs de nouvelle génération, tiendra une assemblée jeudi prochain pour expliquer aux citoyens comment enregistrer leur retrait. Les démarches se butent toutefois à une volonté ferme d'Hydro-Québec : la société d'État rappelle qu'elle n'est pas assujettie à la réglementation municipale.

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