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06/01/2015 06:00 EST | Actualisé 06/01/2015 06:01 EST

La disparition des Mayas serait due aux sécheresses répétées confirme une étude américaine

Greg Johnston via Getty Images

Les Mayas, leurs calendriers si sophistiqués, leurs terribles sacrifices rituels, leurs merveilles d'architectures ont traversé les âges. Si cette civilisation pré-hispanique est plutôt bien connue des spécialistes, un mystère reste encore non résolu: pourquoi cette brillante civilisation s'est-elle éteinte aux alentours de l'an 900?

Une équipe de chercheurs de l'Université de Rice et de la Louisiana State University pense avoir enfin trouvé la réponse à cette question grâce à ses recherches menées dans un lieu qui fait rêver tous les amateurs de plongée, le "Grand Trou Bleu" au large du Belize.

Cet immense trou de 300 mètres de large pour 120 mètres de profondeur situé au centre d'un atol, comme le rappelle le site Maxisciences, a été rendu populaire par l'explorateur Jacques-Yves Cousteau en 1971.

belize blue hole

Le Grand Trou Bleu au large du Bélize

Des sécheresses, des famines, des troubles

Les chercheurs ont analysé des sédiments déposés au fond du lagon de la baie centrale de Belize et les ont comparés à ceux du "Grand Trou Bleu", les résultats de ces analyses ont été présentés en décembre 2014 à San Francisco. Les sédiments se déposent au fond de l'eau en couches successives qui donnent des renseignements aux chercheurs sur les conditions météorologiques du passé. La barrière de coraux qui entoure le trou bleu le protège de ces sédiments, seuls ceux apportés par de forts épisodes météorologiques comme les cyclones s'y déposent. Des différences notables de quantités de titane et d'aluminium ont été constatées entre les deux prélèvements.

La pluie lorsqu'elle ruisselle en quantité sur les roches volcaniques riches en titane de cette région en dépose au fond de l'eau. Un faible taux de titane signifie peu de précipitations. Entre 800 et 900 après JC, il semble que la péninsule du Yucatán a dû faire face à un très faible taux de précipitations et à moins de cyclones tropicaux que d'habitude (5 à 6 tous les dix ans d'ordinaire), comme les chercheurs l'ont expliqué à nos confrères américains du Huffington Post.

À cette époque, les Mayas se sont déplacés vers le Nord, à la recherche de conditions climatiques plus favorables. L'étude révèle aussi qu'une autre sécheresse a frappé la région entre 1000 et 1100 après JC dans la région de la cité Maya de Chichen Itza au moment de sa chute. "Quand il y a de fortes sécheresse, il commence à y avoir des famines et des troubles", a expliqué Dr André Droxler, le co-auteur de l'étude, un biologiste à l'Université de Rice au Texas sur le site Live Science.

La civilisation maya a connu son apogée aux alentours de 250 après JC dans la péninsule du Yucatán. Ces anciens méso-américains avaient développé l'étude de l'astrologie et avaient entre autres prédit la fin du monde pour décembre 2012. Depuis 1995, explique le site spécialisé Live Science, les chercheurs considèrent l'hypothèse d'une sécheresse comme la plus plausible pour expliquer la chute de cette civilisation. En 2012, l'étude d'un stalagmite provenant d'une grotte du sud de Belize avait déjà démontré que les périodes de sécheresse correspondaient aux périodes de déclin de la civilisation maya.

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