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06/01/2015 10:52 EST | Actualisé 06/01/2015 10:53 EST

Université Dalhousie : des étudiantes se prononcent contre le processus de justice réparatrice (VIDÉO)

Quatre étudiantes de l'Université Dalhousie disent se sentir muselées dans le scandale des propos misogynes et condescendants qui secoue la faculté de médecine dentaire.

Dans une lettre ouverte adressée au recteur, Richard Florizone, les quatre finissantes de la faculté de médecine dentaire affirment qu'elles sentent de la pression de la part de l'université pour qu'elles acceptent le processus de justice réparatrice, plutôt que de déposer une plainte officielle.

Elles expliquent qu'elles ont participé lundi, pour la première fois, à une rencontre d'information sur le processus et affirment qu'il s'agit de la première fois que l'université leur demande leur avis sur la manière de leur rendre justice.

Selon elles, l'université tente par ce processus de les isoler et les décourager de déposer une plainte officielle, en plus de perpétuer la discrimination dont elles sont victimes.

Elles craignent notamment que déposer une plainte officielle ne mette leur avenir en jeu.

Les femmes ont également exprimé leur inquiétude quant au fait que l'université est en possession, depuis le 12 décembre, d'une copie des commentaires condescendants publiés sur Facebook, mais qu'elles n'y ont pas accès.

Les femmes ont préféré garder l'anonymat. Leurs noms n'apparaissent donc pas au bas de la lettre de deux pages

Réponse de l'Université Dalhousie

Le recteur Richard Florizone a répondu, mardi soir, à la lettre ouverte des quatre étudiantes.

Il affirme que l'université a bien reçu la lettre et il remercie les étudiantes d'exprimer leurs préoccupations.

Il rappelle cependant que le processus doit se dérouler selon les règles de l'université et le respect des victimes.

Le vice-recteur aux affaires étudiantes évalue le code de conduite des étudiants. Le recteur affirme qu'il prendra une décision cette semaine et que les étudiants en seront informés, tout en respectant la confidentialité des personnes touchées par l'incident.

Les dentistes de l'Ontario indignés

Le Collège royal des chirurgiens dentistes de l'Ontario veut connaître le nom des étudiants impliqués dans le scandale de l'Université Dalhousie.

Dans une lettre envoyée à l'université, l'organisme a exprimé ses inquiétudes sur le professionnalisme de ces futurs dentistes. Le Collège se demande si des étudiants qui font de tels commentaires misogynes sont aptes à pratiquer la médecine dentaire.

Treize étudiants ont pris part à des discussions haineuses et sexistes sur le réseau social Facebook. L'université a annoncé lundi qu'elle suspendait les étudiants fautifs des activités cliniques prévus à leur programme.

Le porte-parole du Collège, Irwin Fefergrad, affirme que plusieurs dentistes l'ont contacté pour lui faire part de leur indignation.

« Je n'ai jamais reçu autant de commentaires indignés et furieux par les dentistes de l'Ontario, qui ne peuvent pas croire que ces étudiants pourraient pratiquer la médecine dentaire dans le grand public. Selon les informations que j'ai reçues, je considère que ces messages étaient épouvantables et irrespectueux. »

— Irwin Fefergrad, porte-parole du Collège royal des chirurgiens dentistes de l'Ontario

En tant que responsable de la sécurité du public, le Collège doit s'assurer que les dentistes qui pourraient pratiquer dans la province ont une conduite irréprochable, explique Irwin Fefergrad.

Il soutient également que le Collège a des doutes sur l'efficacité du processus de justice réparatrice, et il se demande s'il s'agit de la bonne façon de répondre à ces événements.

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