BIEN-ÊTRE
05/01/2015 10:47 EST | Actualisé 06/01/2015 09:57 EST

Voyage de dernière minute? Direction Porto Rico! (PHOTOS)

Catherine Lefebvre

Avec des sites comme Yulair , il n’est pas rare d’apercevoir des vols au rabais pour de nombreuses destinations caribéennes. À deux semaines d’avis, nous, deux copines depuis plus de 25 ans, avons réservé des billets pour Porto Rico.

En arrivant à San Juan en plein milieu de la nuit, nous nous rendons directement à notre B&B, Casa Sol, situé dans le quartier coloré qu’est la vielle ville. L’architecture coloniale rappelle La Havane et bon nombre de villes dans les Caraïbes, mais le vieux San Juan est propre et coquet, bien que certaines maisons soient non restaurées, elles ne font qu’un petit clin d’œil à l’authenticité.

Le lendemain matin, ce sont les deux propriétaires, Eddie et sa femme Tisha qui nous accueillent chaleureusement dans le jardin intérieur pour prendre le petit-déjeuner préparé avec soin. Ils nous racontent que ça fait exactement un an qu’ils ont ouvert leur établissement, une ancienne maison qui se laissait aller depuis plusieurs années. Eddie a déjà plus de 30 ans d’expérience en hôtellerie haut de gamme, alors que Tisha a tenu une boutique à San Juan pendant près de 10 ans avant de faire le saut dans l’univers de son mari. Ça leur aura pris 3 ans pour rénover le bâtiment où se trouve maintenant Casa Sol.

(L'article se poursuit sous la galerie)

Porto Rico

Depuis San Juan, nous filons vers l’ouest pour nous rendre à Arecibo, sur la côte nord de l’île. De là, nous bifurquons vers le centre pour nous rendre à l’Observatoire, le plus grand – un peu plus de 300 mètres - et le plus sensible radiotélescope au monde. Nichée dans la forêt luxuriante et montagneuse, l’immense soucoupe enregistre l’activité spatiale depuis 1963. Puis, les cinéphiles reconnaitront sans doute le décor d’un certain James Bond (Golden Eye), ainsi que Contact, mettant en vedette Jody Foster et Matthew McConnaughey. Et ceux qui croient aux extraterrestres ne pourront s’empêcher d’imaginer tous les messages que le radiotélescope a pu percevoir depuis son installation. Une visite absolument fascinante. www.naic.edu

En poursuivant notre route vers l’ouest, nous déposons nos baluchons à roulette à Isabela, où les vagues plaisent aux adeptes du surf et les plages, aux petites copines qui aiment bien se rincer l’œil tout en faisant le plein de vitamine D. C’est par le biais du réseau de paradores (www.puertoricohotelesparadores.com) que nous dénichons notre hôtel, Villas del Mar Hau, certifié Sustainable Tourism Facility. Faisant face à la playa de Montones, les maisonnettes et chambres sont équipées d’une petite cuisine pour les jours où nous n’avons pas envie de manger de la friture, un aspect malheureusement trop redondant de la cuisine portoricaine. Ceci dit, le restaurant de l’hôtel offre des options intéressantes, comme des ceviches et des fruits de mer grillés. Puis, à quelques kilomètres de là, il y a quelques restos en bord de mer offrant parfois autre chose que de la friture. C’est à la plage Jobos, tout juste à l’ouest de Montones que nous goûtons au plat national, le mofongo, une purée de banane plantain (frite) et de manioc garnie de pieuvre, de lambi, de langouste ou de viande et délicieusement accompagnée de légumes en sauce. Une inspiration du foufou de l’Afrique de l’Ouest.

De retour vers San Juan, nous passons notre dernière nuit à la Casa Sol. Pour célébrer la fin des vacances, nous allons dans un restaurant qui nous semblait plus haut de gamme, le Trois cent onze, en espérant que son apparence se traduirait en de réels délices dans l’assiette. Malheureusement, nous avons eu droit à un couscous sans merguez ni pois chiches et une bouillabaisse extrêmement salée, à croire que son bouillon venait du commerce.

Hélas ! Nous n’avons peut-être pas si bien mangé que ça à Porto Rico, mais ses habitants chaleureux et serviables ont certainement rendu nos vacances agréables et reposantes.