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05/01/2015 04:17 EST | Actualisé 07/03/2015 05:12 EST

Un groupe israélien porte plainte à la CPI contre des leaders palestiniens

JÉRUSALEM - Une organisation israélienne de défense des droits de la personne a annoncé lundi avoir déposé des plaintes pour crimes de guerre contre trois chefs palestiniens qu'elle accuse de terrorisme, de torture et de violation des droits civiques.

Le Shurat Hadin — Israel Law Center a déposé sa plainte auprès de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye contre des dirigeants de l'Organisation de la libération de la Palestine (OLP): Jibril Rajoub, Majid Faraj et l'actuel premier ministre des Territoires palestiniens Rami Hamdallah.

Le même groupe avait récemment porté plainte à la CPI contre le chef du Hamas Khaled Mashaal et le président des Territoires palestiniens Mahmoud Abbas.

Comme la CPI reçoit des milliers de demandes similaires, il serait étonnant qu'elle passe aux actes. Toutefois, cette demande survient une semaine après que l'Autorité palestinienne eut annoncé qu'elle avait ratifié le statut de Rome — qui régit les règles de la cour — afin de pouvoir engager des poursuites judiciaires contre Israël pour crimes de guerre. Le pari est risqué puisque l'Autorité palestinienne peut à son tour se retrouver accusée, notamment pour les attaques à la roquette perpétrées par le Hamas contre des villes israéliennes.

Ahmad Assaf, un porte-parole du Fatah, une des ailes de l'OLP, a rejeté les accusations. Selon lui, la CPI devait plutôt porter son attention sur Israël car les «populations occupées ont le droit de résister à leurs occupants, selon le droit international».

La CPI a dit que les Palestiniens l'avaient avisé qu'ils reconnaissaient sa compétence à compter du 13 juin 2014. La date coïncide avec la vaste offensive menée par Israël contre la bande de Gaza mais permet à l'Autorité de se soustraire des accusations pouvant être portées en lien avec l'enlèvement et l'assassinat de trois adolescents israéliens.