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05/01/2015 05:42 EST | Actualisé 07/03/2015 05:12 EST

Les États-Unis critiquent Israël et l'Autorité palestinienne

WASHINGTON - L'administration Obama envisage de réduire l'aide financière annuelle de 440 millions $ US versée à l'Autorité palestinienne en représailles à sa demande de se joindre à la Cour pénale internationale (CPI).

Dans le même souffle, les Américains ont aussi critiqué la décision israélienne de retenir des dizaines de millions de dollars en taxes collectée pour le compte de l'Autorité palestinienne. Selon une porte-parole du département d'État, Jen Psaki, cette mesure ne fera «qu'exacerber les tensions».

Les États-Unis tentent de ménager le chèvre et le chou au Proche-Orient, eux qui ont tout fait pour éviter que l'Autorité palestinienne se joigne à la CPI. Mme Paski a reconnu que les Américains tentaient d'éviter une escalade dans les mesures de représailles.

La décision des Palestiniens de se joindre à la CPI survient après le rejet par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une proposition exigeant le retrait des Israéliens des territoires occupés d'ici trois ans.

Israël s'oppose fortement à l'adhésion de l'Autorité palestinienne à la CPI. Tel Aviv craint de faire face à des poursuites politiques qui isoleraient davantage l'état hébreu de la communauté internationale et empêcheraient des dirigeants israéliens de se rendre à l'étranger.

Mme Paski a affirmé que la décision palestinienne est «contre-productive et n'aidera en rien les aspirations à la souveraineté et à un pays indépendant du peuple palestinien».

L'administration doit analyser si son aide à l'Autorité palestinienne est légale, a ajouté Mme Paski. En vertu d'une loi américaine, chaque mesure des Palestiniens contre Israël doit entraîner une réduction de l'aide financière des États-Unis. Toutefois, l'adhésion palestinienne au statut de Rome — qui régit la CPI — n'implique pas automatiquement des mesures de représailles de Washington.

Israël et les États-Unis ne reconnaissent pas la compétence de la CPI.

Le secrétaire d'État John Kerry a discuté de la situation avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou au cours du week-end. D'autres responsables américains se sont entretenus avec le président palestinien Mahmoud Abbas dans l'espoir de le dissuader de se joindre à la CPI.