NOUVELLES
05/01/2015 12:07 EST | Actualisé 07/03/2015 05:12 EST

Les occasions d'investissements semblent plus intéressantes en Occident

TORONTO - L'Occident, messieurs et mesdames les investisseurs. L'Occident.

Les occasions d'investissements semblent plus intéressantes en Amérique du Nord et en Grande-Bretagne qu'au Japon, en Chine ou en Europe continental. Toutefois, le marché canadien pourrait se retrouver en situation plus précaire à cause de la récente chute des prix du pétrole, indique BMO Gestion mondiale d'actifs dans sa plus récente analyse des perspectives économiques pour les cinq prochaines années.

«Le pétrole et le gaz naturel occupant 24 pour cent de son marché, les métaux précieux, 14 pour cent, le Canada repose vraiment sur une économie primaire, a affirmé son premier vice-président et chef des placements — Répartition de l'actif, Paul Taylor. Le Canada a subi les contrecoups de la faiblesse des indicateurs économiques et de la chute du secteur pétrolier. Le Canada est perçu comme étant à risque. Les investisseurs préfèrent placer leur argent dans des actions américaines ou dans le dollar américain.»

Un groupe de spécialistes en placements de BMO a examiné les tendances à long terme qui influenceront l'économie mondiale et les marchés au cours des trois et cinq prochaines années. Sa conclusion: les actifs liquides et un environnement favorisant la croissance économique devraient bénéficier aux États-Unis, à la Grande-Bretagne et au Canada, contrairement aux économies japonaise, chinoise et européenne qui devraient rester stagnantes.

Les économies nord-américaine et anglaise ont obtenu de meilleurs résultats que celles des autres pays développés depuis la récession de 2008. Elles devraient encore s'améliorer grâce à l'augmentation du PIB et à une plus vaste activité des secteurs manufacturiers et de service.

La récente dégringolade des prix du pétrole est sans doute une bonne nouvelle pour les consommateurs mais elle ne sourit pas aux producteurs. Ce phénomène peut aider à stimuler les activités économiques dans les sociétés axées sur la consommation comme les États-Unis mais il peut devenir un problème pour les marchés comme celui du Canada.

Le Japon demeure imprévisible à cause de la chute de sa devise, des secousses de son économie et des incertitudes liées aux récentes réformes fiscales. En Chine, les perspectives ne sont guère réjouissantes en raison de la chute des prix des propriétés, des restrictions sur la propriété foncière individuelle et d'un système bancaire parallèle. L'Europe continentale demeure aux prises avec la stagnation économique, un taux de chômage élevé et un haut niveau d'endettement.

«Il est important pour les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada de maintenir le rythme et pour l'Europe de générer un minimum de croissance et ne pas retourner en récession», peut-on lire dans le rapport.

Au chapitre des perspectives d'investissements, la valeur des actions a diminué pendant la récession mais elle a repris de la vigueur pour atteindre un niveau juste ou presque juste. De bons rendements dépendront, à l'avenir, d'un bon choix plutôt que des hausses et des variations du marché. Les investisseurs devront savoir choisir les bons titres pour en tirer un bénéfice.

Au sujet du marché boursier américain, le groupe recommande d'investir dans des grandes sociétés et de privilégier celles oeuvrant dans les secteurs technologique, financier, industriel, des soins de santé et des biens de consommation discrétionnaire. Le dollar américain est aussi une devise intéressante pour investir. On recommande de moins investir dans les produits de base comme le pétrole, le gaz naturel et autres matières premières.

À l'extérieur des États-Unis, le groupe conseille de miser sur les pays favorisant l'exportation et des politiques de croissance. Selon lui, les entreprises canadiennes, britanniques et américaines ayant une forte position concurrentielle et une valeur boursière attirante sont intéressantes. Les investissements dans les produits de base, les matières premières et les devises des pays producteurs de matière première sont à déconseiller.

Quant aux marchés émergents, ces spécialistes recommandent de favoriser des pays comme l'Inde et le Mexique dont les gouvernements visent la croissance ainsi que des entreprises cycliques ayant des reins solides et une valeur boursière intéressante. Les producteurs de matière première et les devises des pays producteurs de matière première sont à éviter le plus possible.

«De façon générale, nous croyons que les actions doivent être privilégiées dans les portefeuilles. On doit favoriser les grandes sociétés et être prudents quant aux petites et moyennes entreprises, conclut le rapport. Les opportunités dans les pays développés et émergents nécessiteront de faire un bon choix car les valorisations accessibles sont des histoires du passé.»

*Talbot Boggs est un professionnel de la communication d'affaire de Toronto, qui a travaillé pour organisations de nouvelles, magazines et entreprises, dans les secteurs de la finance, du commerce au détail et manufacturier, et d'autres secteurs industriels.