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05/01/2015 08:12 EST | Actualisé 07/03/2015 05:12 EST

AirAsia: de nombreux responsables sont sanctionnés

ASSOCIATED PRESS
A crew of an Indonesian Air Force C-130 airplane of the 31st Air Squadron scans the horizon during a search operation for the missing AirAsia flight 8501 jetliner over the waters of Karimata Strait in Indonesia, Monday, Dec. 29, 2014. Search planes and ships from several countries on Monday were scouring Indonesian waters over which an AirAsia jet disappeared, more than a day into the region's latest aviation mystery. AirAsia Flight 8501 vanished Sunday in airspace thick with storm clouds on its way from Surabaya, Indonesia, to Singapore. (AP Photo/Dita Alangkara)

PANGKALAN BUN, Indonésie - Le ministère indonésien des Transports a imposé lundi des sanctions à pratiquement tous ceux qui ont permis au vol 8501 du transporteur AirAsia de décoller sans détenir les autorisations nécessaires.

Le gestionnaire de l'aéroport et les responsables de la tour de contrôle ont notamment été suspendus.

Les permis de tous les transporteurs aériens qui survolent le pays seront aussi examinés pour s'assurer de leur conformité, a dit le directeur général adjoint par intérim du transport aérien en Indonésie, Djoko Murtajmodjo.

«Qui sait si d'autres transporteurs ne font pas la même chose?», a-t-il demandé.

Ces sanctions ont été annoncées au moment où les secouristes continuent à lutter contre les intempéries en mer de Java pour tenter de retrouver des débris et des corps après l'écrasement du Airbus 320 le 28 décembre. L'accident a coûté la vie aux 162 personnes qui se trouvaient à bord.

L'avion circulait entre Surabaya, le deuxième aéroport indonésien en importance, et Singapour un dimanche. Les responsables ont depuis découvert que le permis d'AirAsia pour effectuer cette liaison populaire était valide le lundi, le mardi, le jeudi et le samedi, mais que le transporteur avait substitué trois de ces jours en douce.

Les dirigeants singapouriens affirment toutefois que l'avion était autorisé à voler le dimanche. Un analyste a de son côté prévenu qu'AirAsia n'aura pas le monopole du blâme.

«Les vols Surabaya-Singapour ont lieu depuis octobre (...) et le gouvernement ne savait rien, a dit Alvin Lie. Où était la supervision gouvernementale?»

Le directeur d'AirAsia en Indonésie, Sunu Widyatmoko, a indiqué lundi que le transporteur aérien collaborera avec le gouvernement pendant cette évaluation, mais s'est refusé à plus de commentaires.

M. Murtajmodjo a dit que ceux qui ont permis à l'avion de voler sans les autorisations nécessaires seront suspendus en attendant les conclusions de l'enquête. Il doit aussi rencontrer lundi des responsables de l'agence de lutte à la corruption pour décider si les activités d'AirAsia seront examinées. La corruption est une pratique répandue en Indonésie.

La cause de l'écrasement demeure inconnue, mais la météo pourrait avoir joué un rôle. Quarante-deux minutes après le décollage de Surabaya, les pilotes du vol à destination de Singapour ont contacté le contrôle aérien pour demander la permission de prendre de l'altitude pour éviter des nuages orageux, mais ne l'ont pas obtenue en raison de la circulation aérienne. Quelques minutes plus tard, l'avion disparaissait des radars. Aucun appel de détresse n'a été lancé.

Trois autres corps toujours attachés à leurs sièges ont été repêchés lundi, portant le total à 37 dépouilles. Des sonars ont repéré sur le fond de l'océan au moins cinq objets qui pourraient être les restes de l'avion, mais des courants puissants, des vagues gigantesques et la piètre visibilité nuisent aux recherches.

Aucun signal n'a été reçu des enregistreurs de bord.

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