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03/01/2015 09:33 EST | Actualisé 05/03/2015 05:12 EST

La chaleur empêche les pompiers de chercher les disparus du traversier grec

BRINDISI, Italie - Pour une deuxième journée, la chaleur intense émanant d'un traversier grec en flammes a empêché les pompiers et les autres enquêteurs de poursuivre les recherches visant à retrouver d'autres corps.

Au moins 11 personnes ont péri, le 28 décembre dernier, dans l'incendie du Norman Atlantic qui faisait la navette entre la Grèce et l'Italie. Les autorités craignent que d'autres corps ne soient retrouvés dans le garage du traversier, où se situe le foyer de l'incendie.

Le traversier a été remorqué jusqu'au port italien de Brindisi, vendredi matin, mais les secouristes n'ont pu poursuivre leurs recherches autour du pont-garage. Le responsable du port, Mario Valente, a déclaré samedi que les températures étaient «très élevées» à l'intérieur du pont-garage. De la fumée émanait encore des décombres.

Tôt en soirée, le procureur de Bari, Ettore Cardinali, a indiqué aux journalistes que des recherches avaient pu être faites dans certaines cabines de passagers et quelques endroits du pont, mais qu'aucun corps n'avait été retrouvé.

«Il y a encore un risque d'incendie, a-t-il dit. Par conséquent, nous entrons toujours avec beaucoup de précautions, petit à petit.»

On ignore encore quand le pont-garage pourra être fouillé.

Quatre frères grecs attendaient samedi près des quais dans l'espoir d'avoir des nouvelles d'un cousin porté disparu. L'un des frères a affirmé que son oncle était soigné à l'hôpital pour des brûlures à la tête et aux bras.

M. Valente a affirmé que les autorités portuaires aideraient les familles du mieux qu'elles peuvent.

Quelques survivants ont évoqué la possibilité que des camionneurs dormaient dans leur camion.

Vendredi, la Grèce a indiqué que 19 personnes manquaient toujours à l'appel. Le procureur italien responsable de l'enquête a pour sa part affirmé que le bilan pourrait être encore plus élevé. En plus des passagers disparus, il est possible que des migrants clandestins se trouvaient à bord, possiblement cachés dans les nombreux camions sur le traversier.

La cause de l'incendie demeure inconnue.

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