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02/01/2015 03:39 EST | Actualisé 04/03/2015 05:12 EST

La Russie élimine les États-Unis en quarts de finale du Mondial junior

MONTRÉAL - Après avoir connu une phase préliminaire en dents de scie, la Russie a montré, vendredi, qu'elle demeure une sérieuse prétendante pour l'obtention d'une médaille au Championnat du monde de hockey junior en surprenant les États-Unis 3-2 en quarts de finale.

Bien qu'ils aient dominé 41-25 au chapitre des tirs le duel disputé devant 8694 spectateurs au Centre Bell, les Américains n'ont pas été l'ombre d'eux-mêmes, en écopant de trop de pénalités au cours de la première moitié de match.

«Nous étions probablement plus prêts qu'eux», a affirmé l'attaquant Ivan Barbashyov, quand on lui a demandé ce que les Russes avaient fait de mieux.

«Nous avons joué avec un fort sentiment d'urgence», a renchéri son coéquipier Sergei Tolchinski.

Dans le camp américain, l'entraîneur Mark Osiecki a reconnu que les nombreuses pénalités avaient provoqué la perte des siens, tout en ne manquant pas d'écorcher le duo d'arbitres d'office — un Suédois et un Suisse.

Les Américains ont reçu huit pénalités mineures, dont sept dans les 33 premières minutes de jeu, et les Russes six, incluant trois en troisième période. Les 14 pénalités mineures ont grandement affecté le rythme de l'affrontement.

«Nous nous sommes possiblement tirés dans le pied, a avoué Osiecki. Ce qui nous a frustrés, ç'a été le standard différent de l'arbitrage par rapport à notre match précédent contre le Canada. C'était un virage à 180 degrés. Nous avons dû essayer de faire des ajustements.»

Ce qui a rendu la défaite plus dure à avaler pour les Américains, c'est que c'était la deuxième année de suite qu'ils subissaient l'élimination face aux Russes en quarts de finale.

«Je n'estime pas qu'ils ont mieux joué que nous, a avancé le défenseur Anthony DeAngelo, en arguant que plusieurs pénalités appelées contre eux étaient discutables. Nous avons contrôlé le jeu. Ils ont été plus habiles à saisir leurs chances.»

Barbashyov, des Wildcats de Moncton de la LHJMQ, Alexander Sharov et Tolchinski ont réussi les filets des gagnants. Les défenseurs DeAngelo et Zach Werenski ont fourni ceux des perdants.

La vedette individuelle de la victoire a été le gardien Igor Shestyorkin. Son opposant, Thatcher Demko, n'a rien eu à se reprocher.

En demi-finale à Toronto, dimanche, la Russie va se mesurer à la Suède, qui a défait la Finlande 6-3 en fin d'après-midi à Toronto.

«C'est une grosse victoire pour nous. Nous savions que tout le pays suivait le match à la télévision», a résumé Barbashyov.

Délinquants Américains

Les États-Unis ont été méconnaissables dès le départ, comparativement à leur début de sortie contre le Canada. À la fin du premier vingt, ils pouvaient s'estimer chanceux de n'accuser qu'un retard de deux buts.

Très tôt, ils se sont mis dans la pétrin en écopant de deux pénalités en succession. Acharné devant Demko, Barbashyov a ouvert le score pendant le double avantage numérique, à 2:31.

Les Russes allaient leur faire payer leur délinquance de premier tiers qu'une seule autre fois. Dans les faits, le but de Sharov n'a pas été inscrit en supériorité, à 15:25, parce que Hudson Fasching venait de quitter le banc des pénalités.

L'indiscipline a de nouveau marqué le début de deuxième vingt des Américains. Les Russes ont continué d'être fort timides en supériorité.

Ils ont par la suite écopé quelques pénalités inutiles de leur cru, et les Américains ont rétréci l'écart à 12:43. DeAngelo a marqué à l'aide d'une frappe, à cinq contre trois. Le capitaine Jack Eichel est venu bien près de créer l'égalité au cours de l'avantage d'un patineur.

Les Russes se sont ressaisis et ils ont connu leurs meilleurs moments de la rencontre. En début de troisième, à 1:17, ils ont finalement profité d'une autre supériorité. Tolchinski a vu la chance lui sourire, son tir des poignets étant amorti par deux bâtons de joueurs américains. Demko n'y pouvait rien.

Les Américains ont tout de suite après manqué une occasion unique pendant une longue double supériorité de 1:18. Mais Werenski a ramené l'écart à un but, à 8:56. Shestyorkin n'a pas vu partir le long tir des poignets du défenseur, qui a atteint la partie supérieure du filet.

Les Russes ont par la suite tenté de resserrer le jeu en défense. Heureusement pour eux, Shestyorkin veillait au grain. Il a repoussé 19 lancers uniquement dans la dernière période.

«J'avais dit aux joueurs avant le match que nous étions les négligés face aux États-Unis, a souligné l'entraîneur russe Valeri Bragin. Nos meilleurs joueurs ont affiché une grande force de caractère et notre gardien a été très solide.»