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31/12/2014 03:20 EST | Actualisé 02/03/2015 05:12 EST

Traversier grec incendié: la météo ralentit le remorquage jusqu'en Italie

BRINDISI, Italie - Les conditions météorologiques difficiles dans la mer Adriatique mercredi nuisaient aux efforts pour remorquer le traversier grec incendié jusqu'à la côte italienne, afin que les autorités puissent enquêter sur cet incendie qui a tué au moins 11 personnes.

Mercredi, 98 personnes étaient toujours portées disparues depuis que le feu s'est déclaré, dimanche soir, sur le Norman Atlantic, a indiqué le procureur de Bari, Giusepppe Volpe.

Jusqu'à ce que la carcasse du bateau soit examinée, M. Volpe ne pouvait s'avancer sur la cause du drame.

D'ailleurs, la fouille du bateau pourrait entraîner la découverte d'autres morts. Pour l'instant, on ignore si les 98 disparus étaient bel et bien sur le traversier, qui a quitté la Grèce samedi à destination de l'Italie, s'ils ont été secourus ou s'ils sont morts, dans le feu ou la mer. Des centaines de personnes ont été secourues mais le nombre exact de passagers et de survivants demeure inconnu.

De la neige tombait mercredi sur le sud de l'Italie, une région habituellement tempérée, et des vents soufflant jusqu'à 70 kilomètres à l'heure rendaient la mer agitée. L'équipage du navire-remorqueur avait du mal à sécuriser la carcasse du Norman Atlantic.

Comme celle-ci n'est pas ancrée, elle tend à bouger, a expliqué le propriétaire de la compagnie de remorquage maritime. Il a indiqué qu'une fois le traversier accroché, le ramener sur la côte italienne pourrait prendre jusqu'à 12 heures.

Le capitaine italien du traversier fabriqué en Italie et exploité par une compagnie grecque a été interrogé durant plus de cinq heures, mercredi, par les procureurs de Bari. Comme une enquête est en cours, M. Volpe n'a donné aucun détail sur l'interrogatoire.

Une vidéo amateur captée par deux passagers turcs ayant passé deux jours sur le bateau montre des nuages de fumée noire émanant du feu et des flammes alors que les passagers font la queue pour être secourus par des hélicoptères italiens. Ceux-ci remontaient les gens un à un par des cordes ou des paniers en grillage.