NOUVELLES
31/12/2014 04:44 EST | Actualisé 02/03/2015 05:12 EST

Le TSX termine avec un gain de sept pour cent pour l'année

TORONTO - La Bourse de Toronto a clôturé sans grand mouvement, mercredi, laissant le TSX avec un gain respectable pour l'année, alors même que les prix du pétrole ont repris leur déclin au coeur de faibles données sur le secteur manufacturier chinois.

L'indice S&P/TSX a terminé la séance en baisse de 7,6 points, à 14 632,44. Un gain de sept pour cent est enregistré pour l'année. La progression avait été de près de dix pour cent en 2013.

La progression du TSX pour 2014 représente environ la moitié de ce qui avait été engrangé au milieu de l'été, soutenue par un élan majeur du secteur énergétique alors que les prix du pétrole brut s'étaient approchés d'un niveau de 110 $ US le baril.

Depuis ce temps, les prix du pétrole ont dégringolé — ils sont en recul de plus de 50 pour cent par rapport à juin en partie à cause de la demande moindre de la part d'économies affaiblies en Europe et en Chine. Mais les analystes affirment qu'il s'agit surtout d'un problème de stocks, aggravé par le refus de l'OPEP le mois dernier de couper la production.

Le dollar canadien a clôturé en hausse de 0,05 cent, pour s'établir à 86,2 cents US.

Les indices à New York ont cumulé les pertes tard dans la séance, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles ayant trébuché de 160 points, à 17 823,07. L'indice S&P 500 a aussi glissé de 21,45 points, à 2058,9, tandis que le Nasdaq a reculé de 41,39 points, pour s'établir à 4736,05.

Le secteur énergétique a affiché le plus important recul cette année à Toronto, perdant plus de 20 pour cent en 2014.

Les minières ont également affiché des reculs marqués, avec le groupe des métaux de base en baisse de 14 pour cent cette année.

Le secteur financier a figuré parmi les lueurs plus encourageantes, en hausse de neuf pour cent.

Mais les secteurs les plus performants ont été ceux ayant bénéficié des prix de l'essence beaucoup plus bas et du dollar canadien plombé par la chute des prix du pétrole. Ceux-ci incluent le secteur de la consommation discrétionnaire, en hausse de 26 pour cent, et le secteur des biens de consommation de base, qui a connu une progression de 45 pour cent.

Les marchés américains ont connu une meilleure année, avec le Dow Jones en progression de 7,5 pour cent, le Nasdaq en hausse de 13,4 pour cent et le S&P 500 en avance de 11,4 pour cent.

Mercredi, les prix du pétrole et des métaux ont glissé après qu'un relevé de fabricants chinois eût montré un repli de l'activité en décembre. L'indice mensuel de la HSBC des directeurs d'achats a glissé sous le niveau de 50, à 49,6, indiquant un repli.

Le pétrole brut à New York pour livraison en février a cédé 1,19 $ à un nouveau creux de cinq ans et demi de 52,93 $ US le baril, et le secteur énergétique sur le TSX a reculé de 0,06 pour cent.

Des données montrant une baisse des stocks de pétrole brut aux États-Unis la semaine dernière plus forte que prévu n'ont pas semblé avoir un impact sur les prix. L'Administration de l'information sur l'énergie a indiqué que les stocks avaient décliné de 1,8 million de barils, à 385,5 millions. Les analystes s'étaient attendus à une baisse de 1,25 million de barils pour la semaine.

«La difficulté avec ce recul des prix est qu'historiquement, lorsque le pétrole a chuté, c'était en raison de la demande (moindre), a soutenu Macan Nia, de Gestion d'actifs Manuvie. La crainte de certains est que cette chute des prix souligne certaines faiblesses sous-jacentes dans l'économie mondiale.»

Le secteur aurifère a été en baisse de 0,2 pour cent, mercredi, alors que le prix du lingot d'or pour livraison en février a glissé de 15,40 $, à 1185 $ US l'once.

Le cuivre pour livraison en mars a cédé trois cents, à 2,83 $ US la livre, mais le secteur des métaux de base a gagné 0,44 pour cent.