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31/12/2014 01:59 EST | Actualisé 02/03/2015 05:12 EST

Edmonton: le suspect travaillait au restaurant

EDMONTON - Le suspect des meurtres de six adultes et deux enfants à Edmonton était un employé d'entretien du restaurant de Fort Saskatchewan où il s'est enlevé la vie, a appris La Presse Canadienne.

Huong Tran, la bru d'un propriétaire du VN Express soutient que l'homme, Phu Lam, avait une clé du restaurant et qu'il pouvait y entrer après la fermeture.

Mme Tran affirme aussi qu'il était l'ex-mari de sa belle-mère. Elle n'a pas commenté davantage.

La police n'a pas encore identifié le suspect, indiquant seulement que l'homme qui s'était suicidé dans le restaurant avait un intérêt commercial pour l'endroit.

Il possédait un casier judiciaire depuis 1987, pour des actes criminels liés aux drogues et à des gestes de violence. Il a été accusé en novembre 2012 de violence familiale et d'agression sexuelle. L'arme de poing qu'il a utilisée dans l'attaque a été volée en 2006 à Surrey, en Colombie-Britannique.

Malgré son passé criminel, la police soutient que les meurtres n'étaient rien d'autre qu'un geste «planifié et délibéré» de violence conjugale.

Lundi soir, peu avant 19 h, un homme est entré dans une demeure du sud-ouest d'Edmonton et a ouvert le feu avant de s'enfuir, selon la police. À leur arrivée, les policiers ont trouvé le corps de Cindy Duong, 37 ans.

Une heure et demie plus tard, un appel au sujet d'un homme suicidaire a conduit les policiers vers une deuxième résidence du nord-est de la ville. Des membres de sa famille ont indiqué au téléphone que l'homme était «déprimé et hyper émotif». Personne n'a répondu à la porte lorsque les policiers sont arrivés sur place, à la même résidence où un homme avait été arrêté en novembre 2012 et accusé de violence familiale et d'agression sexuelle. Ils ont inspecté l'extérieur de la maison, sans trouver quoi que ce soit de très suspect. Ils ne sont donc pas entrés.

«On ne peut décider arbitrairement d'entrer dans cette résidence», a expliqué par la suite le chef de police Rod Knecht.

Quelques heures plus tard, la police a été contactée par une seconde personne et est retournée sur les lieux. Des voisins ont dit avoir vu un homme et une femme assis à l'extérieur de la maison. Ils semblaient «avoir vu un fantôme».

À l'intérieur, les policiers ont découvert le carnage. Sept corps: deux hommes et trois femmes âgés entre 25 et 50 ans, un garçon et une fille, de moins de 10 ans.

La police a retrouvé, au restaurant VN Express de Fort Saskatchewan, un véhicule utilitaire sport noir repéré sur les lieux de la première fusillade. Fort Saskatchewan est une banlieue-dortoir au nord-est d'Edmonton. À l'intérieur, ils ont trouvé le corps de l'homme qu'ils cherchaient.

À l'extérieur de la maison où sept morts ont été trouvés, des animaux en peluche, des chandelles et des fleurs s'accumulaient.

«L'ampleur de ces événement est rare et exceptionnelle, a déclaré dans un communiqué le maire d'Edmonton, Don Iveson. Mais la violence conjugale demeure trop fréquente dans notre société et cette tragédie rappelle cruellement que les individus et les familles en crise ont un besoin constant de soutien, et qu'il est d'une importance cruciale de rapporter tout incident de violence conjugale à la police.»

«J'encourage quiconque ayant du mal à traverser le temps des fêtes à demander de l'aide à sa famille ou ses amis», a ajouté le maire.