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30/12/2014 11:52 EST | Actualisé 01/03/2015 05:12 EST

Des coups de feu entendus près du palais présidentiel, en Gambie

DAKAR, Sénégal - De nombreux coups de feu ont retenti mardi, près du palais présidentiel de la capitale de la Gambie, en Afrique de l'Ouest, selon des résidents. Le gouvernement nie toutefois qu'il s'agit d'une tentative de coup d'État.

Le calme semblait être revenu en milieu de journée à Banjul, mais certains témoins ont rapporté que des soldats avaient été dépêchés à l'aéroport et près des bureaux des médias d'État.

La radio gouvernementale, qui avait suspendu sa couverture pendant les événements, a finalement repris ses activités. Or, les véhicules qui tentaient d'entrer dans la capitale se sont vus refuser l'accès.

Selon certains témoins qui ont préféré garder l'anonymat, les soldats de la garde présidentielle auraient été impliqués dans l'échange de coups de feu.

Le secrétaire-général du pays, Kalidu Bayo a assuré que le «calme et la paix» régnaient toujours en Gambie.

L'adjoint à la présidence de l'Agence nationale de renseignements intérieurs Louis Gomez n'a pas voulu commenter l'incident.

Le président Yahya Jammeh, qui a été porté lui-même au pouvoir par un coup d'État en 1994, a quitté le pays pour la France samedi, selon un média d'État.

À la dernière élection, en 2011, M. Jammeh avait affirmé que seul Dieu—et non une élection, ni un coup d'État—pourrait lui enlever le pouvoir.

Les militants pour les droits de la personne ont souvent critiqué régime de M. Jammeh pour sa répression envers ses opposants politiques, les journalistes et les homosexuels.

Le président gambien avait notamment menacé de décapiter les gais et lesbiennes de son pays. En octobre dernier, la Gambie a adopté une loi imposant une peine de prison à vie à ceux qui auraient commis des pratiques homosexuelles.

Les États-Unis avaient récemment exclu la Gambie d'un accord de commerce pour condamner ses violations répétées aux droits de l'homme.