POLITIQUE
29/12/2014 09:26 EST | Actualisé 30/12/2014 12:31 EST

Le journaliste canadien Mohamed Fahmy est incarcéré depuis un an en Égypte (VIDÉO)

Le 29 décembre 2013, Mohamed Fahmy était arrêté, en Égypte, avec deux autres journalistes du réseau Al-Jazira. Après un an d'incarcération au Caire, le journaliste canadien est en attente de l'appel de sa cause, qui sera entendu le 1er janvier 2015.

D'ici là, Mohamed Fahmy implore le gouvernement canadien d'intervenir sur le plan diplomatique afin de le faire libérer.

Le régime du président égyptien Al-Sissi a accusé Mohamed Fahmy et ses collègues, l'Australien Peter Greste et l'Égyptien Baher Mohamed, d'être des partisans des Frères musulmans, une organisation redevenue terroriste pour le nouveau gouvernement égyptien. Ils ont aussi été accusés d'avoir fabriqué des images vidéo pour miner la sécurité nationale.

Les trois hommes ont nié toutes ces accusations, affirmant qu'ils ne faisaient que leur travail. Néanmoins, Mohamed Fahmy et Peter Greste ont été condamnés à sept ans de prison, tandis que Baher Mohamed a écopé d'une peine de 10 ans.

Un appel à la libération

En ce jour marquant la première année de détention des prisonniers, l'association Journalistes canadiens pour la liberté d'expression a pressé le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi de libérer les trois journalistes d'Al-Jazira.

L'association se réjouit par ailleurs de l'annonce du chef de la diplomatie canadienne John Baird, qui a dit il y a quelques jours qu'il se rendra le mois prochain en Égypte pour plaider la cause de Mohamed Fahmy.

Aministie internationale a également dénoncé à plusieurs reprises le sort réservé au journaliste canadien. En entrevue à l'émission C'est pas trop tôt, Béatrice Vaugrante, directrice générale de la section d'Amnistie internationale au Canada francophone, a qualifié le procès qui a mené à sa condamnation de « mascarade ».

« Pour nous, clairement, ce sont trois prisonniers d'opinion, et c'est vraiment un bâillon sur leur liberté d'expression en tant que journalistes », a souligné Mme Vaugrante. Cette dernière dit par ailleurs s'inquiéter pour la santé de Mohamed Fahmy, qui souffrait d'une fracture du bras avant son incarcération et qui est atteint d'hépatite C.

Plus tôt en décembre, les avocats de l'Égypto-Canadien ont écrit au premier ministre Stephen Harper pour lui demander d'agir afin de le faire libérer. Ces derniers estimaient que le gouvernement n'en avait pas fait assez pour obtenir la libération du journaliste, parlant de « silence officiel » et d'une « pression insuffisante ».

En novembre dernier, le président Al-Sissi a indiqué, en entrevue sur les ondes de France 24, que des discussions étaient en cours sur une amnistie présidentielle qui pourrait être accordée aux trois journalistes prisonniers.

En juin 2014, des journalistes de partout dans le monde ont exprimé leur soutien à leurs collègues emprisonnés en Égypte. Des journalistes de partout dans le monde ont posé avec du ruban adhésif sur la bouche pour dénoncer le bâillonnement des journalistes, ou en tenant des affiches mentionnant « Free AJ Staff » (libérez les employés d'AJ). Ces images avaient alors largement circulé sur les médias sociaux.

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