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29/12/2014 02:43 EST | Actualisé 28/02/2015 05:12 EST

La seule centrale nucléaire du Vermont cesse ses activités

MONTPELIER, États-Unis - La seule centrale nucléaire du Vermont a cessé lundi d'envoyer de l'électricité sur le réseau de la Nouvelle-Angleterre, après plus de 42 ans d'activités.

L'interruption de service a eu lieu peu après midi, quand la centrale Vermont Yankee a complété son 30e cycle d'exploitation. Des employés ont alors inséré des barres de commande dans le coeur du réacteur pour stopper le processus de réaction nucléaire.

Située dans la ville de Vernon, dans le sud-est du Vermont, la centrale a produit plus de 171 milliards de kilowattheures d'électricité pendant les décennies où elle a été en fonction. Pendant cette période, elle produisait 71,8 pour cent de l'électricité produite au Vermont et 35 pour cent de l'électricité consommée dans cet État, selon des données fournies par l'Energy Information Agency.

Bill Mohl, président d'Entergy Wholesale Commodities, l'entreprise propriétaire de la centrale Vermont Yankee, a cité des facteurs économiques pour expliquer la fermeture, principalement le marché du gaz naturel dans le nord-est américain.

La décision de fermer la centrale avait été annoncée en août 2013, peu de temps après que l'entreprise eut remporté une longue bataille légale contre le Vermont, qui souhaitait la fin des activités nucléaires.

La centrale employait plus de 600 personnes et son effectif sera réduit de moitié à compter du 19 janvier prochain, à la suite de mises à pied et de départs à la retraite.

La centrale demeurera inactive pendant des décennies afin de permettre le refroidissement de ses éléments radioactifs ainsi que la constitution d'un fonds pour la décontamination. On s'attend à ce que le démantèlement de la centrale coûte près de 1,25 milliard $ US et que l'opération ne soit complétée que dans les années 2040 ou plus tard.

«Le nord-est a subi une transformation en raison de l'apport du gaz de schiste, ce qui a causé de faibles prix pour le gaz naturel et l'énergie de gros pour une période prolongée», a dit M. Mohl par voie de communiqué.

Le gouverneur du Vermont, Peter Shumlin, qui avait fait pression pour que la centrale cesse ses activités, a dit que c'était un pas dans la bonne direction pour son État.

«Aujourd'hui, grâce à nos investissements dans les énergies renouvelables telles que le solaire, le Vermont est engagé sur une voie différente en matière d'énergie, qui est plus soutenable, qui crée des emplois, qui réduit les coûts de l'électricité pour les Vermontois et qui ralentit le réchauffement climatique», a dit le gouverneur.