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29/12/2014 04:45 EST | Actualisé 28/02/2015 05:12 EST

La Bourse de Toronto clôture en hausse, malgré le recul du pétrole

TORONTO - La Bourse de Toronto a enregistré un solide gain, lundi, dans la foulée de données supérieures aux attentes sur l'état de l'économie au Canada et aux États-Unis.

L'indice S&P/TSX a clôturé en hausse de 54,67 points, à 14 663,92, après une progression d'un pour cent la semaine dernière. En cours de séance, l'indice principal de la Bourse de Toronto a même affiché un gain de 122 points.

Le dollar canadien a toutefois reculé de 0,05 cent, à 85,99 cents US.

À New York, l'indice Dow Jones des principales valeurs industrielles a terminé la séance en baisse de 15,48 points, à 18 038,23, pendant la Bourse électronique Nasdaq progressait de 0,05 point, à 4806,91, et que le S&P 500 gagnait 1,8 point, à 2090,57.

La baisse des prix du pétrole a fait reculer le sous-indice de l'énergie à la Bourse de Toronto. Le prix du brut sur le marché new-yorkais a perdu 1,12 $ US, à 53,61 $ US.

La majorité des autres sous-indices à Toronto ont toutefois progressé.

La Bourse de Toronto profite de l'annonce, la semaine dernière, d'une croissance de 0,3 pour cent du produit intérieur brut au Canada pour le mois d'octobre, alors que les économistes ne prévoyaient qu'une progression de 0,1 pour cent. De même, aux États-Unis, les données sur la croissance du PIB au troisième trimestre ont été révisées à la hausse, à 5 pour cent, comparativement à 3,9 pour cent précédemment.

L'indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto est en voie de connaître une progression de quelque 8 pour cent en 2014. Cette performance est toutefois nettement inférieure à la hausse de 15 pour cent affichée en milieu d'année.

Le sous-indice de l'énergie est pour sa part en baisse de quelque 16 pour cent pour l'ensemble de l'année, alors que des analystes se demandent jusqu'à quel point les prix du baril de pétrole vont plonger. Les cours du pétrole avaient glissé jusqu'à près de 35 $ US dans la période qui avait suivi la crise financière de 2008.

Brian Belski, analyste chez BMO Marchés des capitaux, souligne que de tels prix avaient été atteints alors que l'on traversait une récession mondiale et qu'ils seraient trop bas dans le contexte actuel.

«Il va y avoir beaucoup de volatilité dans le monde (...), alors il y aura une période d'adaptation», dit-il, ajoutant qu'il est difficile de prédire si le plancher sera dans les 40 $ US ou les 50 $ US.

«Il faut attendre de voir des prévisions plus réalistes et à ce moment les investisseurs vont se comporter comme ils l'ont toujours fait. Quand nous atteindrons un point où les compagnies pétrolières vont cesser de faire des promesses irréalisables, c'est à ce moment qu'elles redeviendront intéressantes pour les investisseurs», affirme M. Belski.