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29/12/2014 11:17 EST | Actualisé 28/02/2015 05:12 EST

Avion A320 d'AirAsia disparu: plusieurs débris observés dans la mer

SURABAYA, Indonésie - Les débris observés dans la mer par des équipes à la recherche de l'appareil A320 de la compagnie AirAsia appartiendraient bel et bien à l'avion disparu.

Selon un porte-parole, il est «certain à 95%» que les débris proviennent d'un avion.

Les autorités ont confirmé à une station de télévision indonésienne que les corps de victimes ont été observés dans la région où l'avion a disparu. Des images de l'un de ces corps ont été diffusées sur une chaîne du pays.

Les pièces ont été observées dans la mer à proximité de l'île de Borneo. Des photos de ces débris ont été rendues publiques. On y voit un long morceau composé d'un matériau indéterminé. Deux autres objets non-identifiés ont aussi été observés.

Les autorités ont affirmé qu'il s'agissait de la découverte la plus marquante depuis le début de l'opération de secours. Un hélicoptère a été envoyé à cet endroit pour y récupérer les débris, afin qu'ils soient analysés.

Les recherches sont menées par plusieurs pays de la région dans 13 zones où l'on croit que l'avion pourrait avoir sombré ou s'être écrasé.

Les équipes de recherches prévoyaient élargir leurs efforts sur la portion terrestre, mardi. Les recherches par les airs ont repris mardi matin, avec plus d'équipements et un secteur plus grand, ont indiqué les autorités.

Au moins 15 navires, sept avions et quatre hélicoptères participent aux recherches, selon le porte-parole des secours, Jusuf Latif. Singapour, la Malaisie et l'Australie ont fourni des avions à l'Indonésie. La Thaïlande pourrait envoyer bientôt un bateau et un avion.

Le département d'État américain a affirmé lundi que l'Indonésie avait demandé l'aide des États-Unis pour aider à retracer l'appareil, et le Pentagone a indiqué que le secours pourrait inclure de l'équipement de détection par les airs, à la surface et souterrain.

Les Marines ont indiqué que les États-Unis dépêchaient le USS Sampson, un destroyer. Un porte-parole du département d'État a précisé que les États-Unis évaluaient la meilleure manière d'apporter son aide à la suite d'une demande en ce sens de la part de responsables indonésiens.

Refus de la tour de contrôle

Les pilotes de l'avion AirAsia disparu depuis dimanche en Asie du Sud-Est avaient demandé au centre de contrôle aérien la permission de voler au-dessus des nuages menaçants, mais ils se sont vus refuser l'accès parce qu'il y avait déjà trop d'avions dans cette zone.

L'équipage du vol 8501 a donc dû se résoudre à rester à basse altitude — soit à quelque 9750 mètres, au lieu de 11 582 mètres, selon Bambang Tjahjono, responsable du trafic aérien dans cette zone. Quelques minutes plus tard, l'appareil disparaissait des écrans radar sans envoyer de signal de détresse, 42 minutes après son décollage. L'avion transportant 162 personnes effectuait un vol entre la ville indonésienne de Surabaya et Singapour.

Selon l'ancien pilote indonésien Sarjono Joni, les pilotes font cette demande au centre de contrôle lorsque des turbulences importantes surviennent. Impossible, toutefois, de savoir si cela pourrait avoir eu un effet sur son possible écrasement, tant que l'avion n'aura pas été retrouvé.

Vols sécuritaires

Le président-directeur général d'AirAsia, Tony Fernandes, a assuré lundi que les vols du transporteur étaient sûrs.

«Jusqu'à maintenant, nous n'avions pas perdu une seule vie», s'est-il défendu devant les journalistes, à l'aéroport de Jakarta, ajoutant qu'aucun responsable d'une entreprise aérienne ne pouvait garantir la sécurité des vols «à 100 pour cent».

Il n'a pas voulu aborder la question des indemnités aux familles des proches ou des changements qui pourraient être apportés pour éviter un autre incident.

«Nous avons transporté 220 millions de personnes jusqu'à maintenant», a-t-il indiqué.

Les familles éplorées des passagers étaient toujours réunies, lundi, à l'aéroport de Surabaya.

Suyanto Puspitasari s'est souvenu avec émotion de sa fille, Ruth Natalia, qui fêterait ses 26 ans lundi. Elle lui avait dit, lors de la disparition de l'avion de Malaysia Airlines plus tôt cette année, qu'elle trouvait cette histoire bien triste.

«Maintenant, c'est elle qui est dans un avion disparu et nous qui devons vivre cette peine, je n'y crois pas», a-t-il dit en sanglotant.

Les experts croient toutefois que les recherches de l'appareil d'AirAsia devraient être beaucoup moins complexes dans la mer de Java, puisque les eaux sont moins profondes que dans l'océan Indien où se serait écrasé l'avion de Malaysia Airlines, qui n'a toujours pas été retrouvé.

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